Conception et construction
La coque du 29 est relativement étroite et s'affine vers l'arrière, ce qui limite ses aménagements intérieurs mais en fait un bateau stable et doux dans la mer formée au mouillage. Avec une longueur hors-tout de 29 pieds 2 pouces, un maître-bau de 9 pieds 3 pouces et un déplacement d'un peu moins de quatre tonnes, il donne une impression de finesse plutôt que de largeur, pourtant cette largeur réduite lui confère une raideur à la toile remarquable : entre 25 et 30 degrés de gîte, il reste très raide sur l'eau au mouillage. La coque elle-même est construite en stratifié massif certifié Lloyd's, avec un pont et un rouf en sandwich mousse pour un poids réduit et une meilleure isolation ; la liaison coque-pont présente un recouvrement et est rehaussée par du teck intelligent. Sa quille à aileron longue en fonte est entièrement encapsulée, ce qui évite tout risque de détachement et d'oxydation, tandis qu'un safran sur skeg suit un profil de quille longue modéré qui était déjà considéré comme conventionnel lors de sa présentation en 1982. Un brion dégagé permet de virer de bord plus rapidement que ce qu'une quille longue classique le permettrait. (1)
Gréement et comportement
Le fondateur du chantier et co-concepteur ont opté pour un gréement fractionné 7/8 avec des barres de flèche poussantes et pas de pataras — ce qui était inhabituel pour un voilier de croisière à l'époque. Elle porte une grand-voile entièrement lattée et un génois à 130 % sur un enrouleur Furlex 200S de série, offrant un plan de voilure conservateur et facile à manœuvrer qui maintient sa surface de voilure modeste. Son lest généreux la rend raide à la toile et garde les rails secs lorsque le vent de mer se lève, et dans des conditions normales, elle est légère et agréable à barrer à la barre franche, bien que la barre devienne un peu lourde lorsque le vent apparent augmente brusquement. Aux allures portantes, elle est un peu lente, comme on peut s'y attendre avec autant de surface mouillée et un déplacement important, mais sa quille longue lui permet de bien tenir son cap au vent arrière et, une fois correctement réglée, elle naviguera toute seule au près serré sans intervention de l'équipage ou de l'autopilote. En 1989, un exemplaire régulier a terminé troisième du Round Britain Race, à seulement dix minutes du deuxième — une preuve qu'elle n'est pas une bête de course, mais qu'elle s'impose remarquablement bien dans le bon contexte. (2)
Aménagements
Écrivant dans Yachting Monthly, les testeurs ont souligné qu'elle dégage une atmosphère chaleureuse et de qualité qui la rend particulièrement confortable au mouillage, avec des lignes classiques à l'extérieur et des menuiseries intérieures chaleureuses et parfaitement ajustées. La hauteur sous barrots est d'un peu moins de six pieds. Le carré dispose d'un canapé en L à bâbord autour d'une table à deux feuilles, et les dossiers du canapé se soulèvent pour transformer les couchettes en couchages de 6 pieds 7 pouces de long. De nombreuses coques ont été construites avec une couchette de quart à tribord, idéale pour les traversées océaniques, bien que la version sans cette couchette gagne un coffre de cockpit supplémentaire ; le bateau était proposé dans les deux versions. La cuisine à bâbord est un espace compact en L équipé d'une cuisinière à deux feux et four sur cardan, d'un grand réfrigérateur et d'un évier profond, tandis qu'en face se trouve une table à cartes orientée vers le cockpit au-dessus de quatre tiroirs. À noter, aucun des hublots du carré ne s'ouvre, la ventilation provenant donc des panneaux de pont et des trappes de pont. (3)
Known Issues
Un point faible typique du 29 est le jeu dans la bague inférieure de l'axe de safran sur l'ancre sur skeg. Les premiers exemplaires étaient équipés du moteur MD7B avec refroidissement à circuit unique, et ces unités ont souvent atteint la fin de leur vie utile. De plus, la bouteille de gaz, initialement stockée dans le coffre à mouillage, a été déplacée vers l'arrière dans un conteneur par de nombreux propriétaires en raison de sa position vulnérable. (2)
Refits et propriété
Les premiers 29 ont utilisé un MD7B de 18 ch avec refroidissement en circuit unique jusqu'en 1984, date à laquelle le hiloire du cockpit a été légèrement modifié et l'angle d'écoute du génois optimisé ; les modèles plus récents ont adopté le successeur Volvo Penta 2002, et à partir de 1993, les dernières unités construites ont reçu un MD2020 bicylindre de 29 ch. Le système de refroidissement en double circuit était initialement optionnel puis est devenu standard. Les winches non self-tailing d'origine ont progressivement cédé la place aux puissants winches primaires Lewmar 40 self-tailing et aux winches de rouf Lewmar 8 classiques que l'on trouve sur les bateaux équipés ultérieurement. Un panneau dans le fond du cockpit s'élève pour accéder au Saildrive, à la vanne de passe-coque du moteur, au réservoir de carburant et au filtre primaire.
Le verdict
Le Hallberg-Rassy 29 est un voilier idéal pour un couple souhaitant faire de la croisière à des distances raisonnables dans le confort et la sécurité, un véritable petit voilier hauturier doté d'un comportement à la mer magnifiquement doux. Il convient à un acheteur qui privilégie les qualités marines et l'artisanat au volume intérieur.
Avantages
- Quille à aileron encapsulée et safran sur skeg construits selon la certification Lloyd's
- Raide à la toile, stable et doux à la mer avec un ratio de lest élevé de 46 %
- Intérieur chaleureux et bien ajusté avec une option pratique de couchette de quart
- Gréement fractionné conservateur et facile à manœuvrer
Les points faibles
- Le jeu réduit dans la bague inférieure du safran est un point faible connu
- Les moteurs MD7B à circuit unique sont souvent à la fin de leur vie utile
- La largeur étroite limite l'aménagement et les performances aux allures portantes sont modestes
- L'emplacement d'origine pour le réservoir de gaz dans le coffre à mouillage est vulnérable








