Conception et construction
Avec une longueur hors-tout (LHT) de 5,09 m, une longueur à la flottaison (LWL) de 4,62 m et un maître-bau généreux de 2,25 m, le 5000 présente une entrée d'eau fine avec peu de flare et une ligne de tonture douce, permettant à la coque de passer au-dessus du tableau arrière depuis la flottaison à l'arrêt. Deux bouchains simulés ajoutent de la raideur à la coque, une astuce reprise du 6000. Le rouf présente un profil important pour évacuer l'eau, et un hiloire surélevé entoure le cockpit. Des revêtements antidérapants sont largement utilisés dans le cockpit, sur les passavants et sur le rouf, tandis que le plancher de cabine est en stratifié moulé avec de petits reliefs. Une lourde quille pivotante est associée à un lest de 180 kg, et le dessus du puits de quille porte un traitement anti-dérapant pulvérisé sous forme de fourrure. (1)
Gréement et comportement
Le 5000 est gréé comme un sloop fractionné à environ 5/8, avec un foc assez petit et une grand-voile à quatre bastaques, toutes les manœuvres de voiles étant renvoyées sur le rouf à l'exception des écoutes de spinnaker. Le chariot d'écoute de foc se trouve à portée de main du cockpit, et le chariot de bôme traverse la nacelle reliant le cockpit à la cabine. Un safran pivotant en composite moulé se dégage complètement de l'eau lorsqu'il n'est pas utilisé, construit autour d'un châssis de structure en aluminium pour la rigidité et le bras de levier, avec une barre franche à profil carré en extrusion se terminant par un bout en bois massif et l'habituelle canne de réglage. La quille pivotante est relevée et abaissée par un winch à poignée amovible, et une vitre indique le niveau de tension du câble de quille. Testé dans des rafales de 25 nœuds, le bateau gît rapidement sous les paquets de vent et a fait un départ au lof dans une rafale plus soutenue, mais la seule grand-voile lui permettait de marcher facilement et le petit foc pouvait être manœuvré par des adolescents. Farr a décroché la deuxième place de sa catégorie dès sa première sortie, et le plan est conçu pour se redresser automatiquement après un chavirage, flottant suffisamment haut pour garder le rouf dégagé même avec les panneaux de pont abaissés. (1)
Aménagements
La cabine est plus basique que celle du 6000 mais offre quatre couchages sur des lits de taille standard : deux lits courent sur toute la longueur de chaque côté, les deux tiers arrière formant des couchettes de quart, tous avec un coffre de rangement en dessous et des plateformes de pont souples et confortables. Un capot de descente relevable, deux panneaux latéraux amovibles et une contre-plaque centrale ouvrent l'espace, qui permet d'asseoir cinq ou six adultes. L'aménagement prévoit un WC chimique ou un WC marin central, et les options comprennent une cuisine portative. Trois cloisons en contreplaqué marine séparent le cockpit de la cabine, les deux latérales étant fixées par un câble d'amarrage et amovibles pour la navigation. Un toit ouvrant optionnel était proposé plutôt qu'en standard.
Known Issues
L'enduit du puits de dérive devait s'user rapidement car il servait de point d'appui naturel, et le bateau d'essai nécessitait un revêtement supérieur plus durable à cet endroit. Le coffre à carburant du cockpit ne disposait que d'un couvercle pivotant sans loquet, et sur l'exemplaire d'essai, aucun trou n'avait été percé pour faire passer la conduite de carburant vers le moteur lorsque le couvercle était fermé. Les mains courantes du rouf étaient positionnées de manière à devoir être reculées de quelques centimètres pour permettre à un troisième équipier de se répartir les efforts. Le bateau d'essai nécessitait également de légères modifications de voilure pour améliorer le passage des ris.
Refits et propriété
L'équipement standard comprenait le foc, la grand-voile et la remorque, avec un baille à mouillage sur le pont avant et une taule encastrée pour maintenir le couvercle fermé au mouillage. Les options allaient jusqu'au balcon avant, au balcon arrière, aux rails de fargue, au spinnaker, à la tente de bôme et au toit relevable ; les critiques de l'époque estimaient qu'un balcon avant et un balcon arrière étaient presque indispensables pour la plupart des équipages. Une voiture de 1300 cm³ pouvait la remorquer pour de courtes distances, tandis que les traversées de style australien exigeaient un moteur de 1500 à 1600 cm³ ou plus.
Le verdict
Un voilier transportable Farr conçu pour sa fonction et qui surpasse ses 16 pieds de longueur : rapide à gîter, facile à mener en équipage réduit et conçu pour se redresser seul, mais avec une cabine spartiate et quelques défauts de finition que le chantier n'a jamais totalement résolus.
Avantages
- Coque auto-redressable avec un lest de 180 kg et une flottabilité élevée
- Gréement rapide et facile à manœuvrer en équipage réduit, avec foc contrôlable par un adolescent
- Transportable sur remorque derrière une petite voiture ; quille pivotante pour accéder aux plans d'eau peu profonds
Points faibles
- L'enduit du puits de quille s'use rapidement ; le réservoir de carburant manque de loquet et de trou pour une ligne de rappel
- Intérieur basique ; les mains courantes mal placées pour permettre aux équipiers de se retenir
- Peu de réglage du flux des voiles nécessaire dès la nouvelle mise en service






