Conception et construction
Le 32-2 possède une coque en stratifié massif de fibre de verre portant un lest en plomb encapsulé de 4 000 lb, avec un pont en sandwich balsa et la structure Tri-Axial Force Grid du chantier pour garantir la raideur. Avec une LHT de 31,58 pieds, une LWL de 24 pieds, un maître-bau de 9,67 pieds et un tirant d'eau de 4,92 pieds, il déplace 8 800 lb pour un ratio déplacement/longueur modéré de 284 et un ratio surface de voile/déplacement de 16,9. Sa conception à faible allongement et sa forme de coque influencée par les règles CCA lui confèrent un ratio de confort de 25,2 et un ratio de risque de chavirage de 1,88. Le safran incliné vers l'arrière et la quille ont été influencés par la philosophie de l'époque des douze mètres, et la coque porte un bouchain juste en avant du safran pour allonger la longueur à la flottaison. (1)
Gréement et comportement
Le 32-2 est un gréement de sloop en tête avec un mât court (P 31,5 pieds) et une bôme longue (E 13 pieds), pour une surface de voilure totale de 452 pieds carrés. Il gîte rapidement jusqu'à environ 20 degrés, puis se stabilise, et plusieurs propriétaires ont déclaré qu'il arrête de s'incliner à 30 degrés. Les propriétaires rapportent que ses performances sont moyennes, bien qu'un propriétaire de 1974 ait enregistré 6 nœuds au près dans une brise de 12 nœuds, et la plupart le jugent meilleur au près qu'aux allures portantes. Il excelle aux allures portantes, reste calme dans les tempêtes de 60 nœuds avec peu de barre ardente, et vire de bord sur 110 degrés — un angle qui, selon un propriétaire de Virginie, empêchait le bateau de remonter au vent à son entière satisfaction. Le gréement relativement court est pointé du doigt comme un handicap dans les petits airs de moins de 5 nœuds, bien qu'un génois à 150 % ou un spi/dériveur avec MPS en fasse un excellent voilier par petit temps. (1)
Aménagements
L'intérieur est fonctionnel et simple : une cabine avant en V, des WC fermés et une penderie juste à l'arrière, un carré et un canapé au milieu du bateau, une cuisine en coin à tribord avec couchette de quart, et une table à cartes à bâbord. La hauteur sous barrots est de 6 pieds 2 pouces (1,88 m). Le 32 de 1969 ne disposait pas d'une bonne ventilation, ne comptant que deux petits hublots ouvrants, et un propriétaire a indiqué que l'ajout de hublots ouvrants améliorerait la situation. Le cockpit en T a reçu des avis mitigés, et l'eau s'accumule à la barre car les dalots sont orientés vers l'avant alors que le bateau présente une quille sur l'arrière. Plusieurs propriétaires ont critiqué le manque d'étanchéité des coffres de cockpit.
Problèmes connus
Le 32-2 est équipé d'un mât emplanté sur le pont sans épontille de compression, et plusieurs propriétaires ont signalé des fissures de pont dues à la compression du mât. Certains rapportent un effet de torsion (« oilcanning ») dans les grandes zones de coque non soutenues à l'avant au-dessus de la cabine avant en V ; un propriétaire de 1973 a indiqué que la coque se déforme par gros temps, et un autre de 1987 a signalé que la mer formée fait fléchir la coque et provoque des claquements sur les boiseries de jupes arrière tribord. D'autres ont remarqué une stratification fine là où le moule tourne brusquement. Un bon nombre de propriétaires des deux modèles 32 se sont plaints de défauts de gelcoat, et les listels d'étanchéité en caoutchouc se détériorent avec le temps. Le 32 d'origine possède des vannes à guillotine sur les passe-coques qui devraient être remplacées par des vannes à verrouillage positif. Un propriétaire de 1972 a signalé des fuites aux varangues en bois du capot et de la descente, permettant à l'eau d'atteindre l'âme en balsa, et a souligné que le bateau a besoin d'une épontille pour naviguer au large en toute sécurité. Un propriétaire de 1974 a estimé que les bas-haubans arrière auraient dû être fixés à des cadènes collées à la coque ou à la cloison intérieure, et que les chandeliers manquaient de soutien latéral. L'accès au moteur est difficile ; un propriétaire de 1974 a indiqué qu'il est presque impossible de travailler sur le moteur sans démonter une cloison de coffre pour atteindre l'embrayage, et que les vidanges d'huile sont quasi impossibles. Un propriétaire de 1972 a tordu l'arbre du safran suspendu en heurtant une vague raide dans une tempête.
Refits et propriété
Le 32-2 était équipé d'un moteur à essence Universal Atomic 4 de 30 ch avec 25 gallons de carburant et 30 gallons d'eau. Il est souvent remotorisé en diesel, une amélioration courante qui résout à la fois le risque lié à l'essence et le problème des accès difficiles. Ericson utilisait des winches Barlow sur les premiers bateaux. Les problèmes connus de flexion de la coque de 1969 et de fissures de pont rendent une expertise minutieuse indispensable, mais le lest en plomb et la coque en stratifié massif constituent des fondations durables.
Le verdict
L'Ericson 32-2 est un croiseur-régatier CCA d'époque, doté d'une coque raide et lestée en plomb avec un comportement doux dans la brise, mais son gréement court, son mât emplanté sur le pont sans compression et sa faible ventilation le situent résolument à son époque. Il récompense un propriétaire prêt à s'attaquer aux vannes de passe-coque, aux fuites du sandwich balsa et à l'accès au moteur.
Les points forts
- Coque en stratifié massif avec lest en plomb encapsulé
- Capable de naviguer dans des tempêtes de 40 à 60 nœuds avec peu de barre ardente
- Excellentes performances au près et dans le petit temps grâce à un génois à 150 %
Points faibles
- Mât emplanté sur le pont sans épontille de compression qui fissure le pont
- Accès médiocre au moteur ; vannes à guillotine sur les passe-coques
- Ventilation faible et eau stagnante au poste de barre











