Conception et construction
Le chantier Quorning a conçu le 800 et le construit avec une coque et un pont monodirectionnels en fibre de verre avec âme en Airex. Contrairement au F-27, dont les traverses se relèvent vers l'intérieur, les flotteurs du Dragonfly pivotent vers l'arrière pour se rétracter. La séquence de repliage est délibérée : il faut démonter le tirant d'air en aluminium entre la coque et la traverse, relâcher la tension du gréement, desserrer le filetage et remonter le flotteur à l'aide d'un treuil. Avec les deux flotteurs rentrés, la largeur de la traverse dépasse légèrement neuf pieds, ce qui est supérieur à la limite légale routière. Pour le transport sur remorque, quatre boulons sont desserrés sur chaque flotteur et celui-ci est stocké à l'envers sur la remorque. Le tableau arrière ouvert est salué pour sa grande commodité lors des baignades, et le safran relevable avec dérive permet de naviguer à l'entrée des ports comme un catamaran de plage. (1)
Gréement et manœuvres
L'800 est proposé en configuration de course ou de croisière, la version de course portant un mât plus haut et des voiles en Kevlar. Toutes les manœuvres de voile se font depuis le cockpit, la plupart des commandes étant renvoyées par des bloqueurs sur le rouf et le mât rotatif étant contrôlé depuis la barre. Le tambour d'enrouleur se situe sous le pont à l'avant du baille à mouillage, son cordage étant renvoyé vers l'arrière pour émerger sous le chariot de bôme ; les bosses de bordure (ama) apparaissent sur le hiloire du cockpit à côté d'un winch, et un système de lazy-jacks relie chaque bout de bôme à l'écoute de foc avant de revenir dans le cockpit. Yachting Monthly note une petite foc qui se renvoie en quelques secondes et des lazy-jacks pour gérer la grand-voile, avec des flotteurs qui se renvoient enroulés ou déroulés via les winches principaux en environ deux minutes. (1)
Performances
Dans des brises de 5 à 8 nœuds, les testeurs ont atteint la vitesse du vent et l'ont presque égalée au près. Yachting Monthly enregistre jusqu'à 20 nœuds au largue et environ 12 nœuds au près serré, tandis que le chantier revendique une vitesse maximale proche de 25 nœuds ; au-delà de 12 nœuds, un effet d'aile de faucon se manifeste. Le bateau vire facilement de bord autour de sa dérive et pivote rapidement, mais lorsqu'il est surtoilé, la coque déjauge et le safran entre en cavitation, faisant partir le bateau au lof. Un moteur hors-bord de 6 ch est recommandé et propulse la coque à 7,2 nœuds dans l'eau plate, contrôlable depuis le cockpit où manette et barre franche tourneront ensemble. (1)
Aménagements
Sous le pont, les couchettes en V font environ sept pieds de long avec un vitrage ombragé au plafond et un store de confidentialité rabattable depuis les banquettes. Les banquettes de la cabine principale disposent de panneaux rabattables qui se fixent contre le puits de dérive pour former deux couchettes de 30 pouces, et une table à abattants en teck s'adapte sur le puits. La cuisine divisée à l'arrière comprend un évier alimenté par un réservoir de 17 gallons et une cuisinière à alcool Origo à un seul brûleur ; un WC optionnel se glisse sous un coussin. Yachting Monthly qualifie les aménagements d'étroits, sans hauteur sous barrots, avec un rangement limité, quatre couchettes simples et un WC marin sous les sièges du carré. Le contreplaqué d'Ash au plafond, les éclairages signés et les finitions en teck habillent l'espace, avec un capot avant orienté vers l'avant pour la lumière et l'aération, et le cockpit prolonge la zone de vie lorsque le capote de descente et le Bimini sont zippés ensemble. (1)
Known Issues
Un lot de résine supposément défectueux aurait provoqué la délamination de plusieurs safrans quelques années avant l'essai de Practical Sailor, bien que l'importateur ait indiqué que le problème avait été résolu. Les testeurs ont également remarqué que les vannes de passe-coque manquaient des brides recommandées par l'ABYC. (1)
Le verdict
Le Dragonfly 800 Swing Wing est un trimaran repliable astucieux qui sacrifie le volume de cabine au profit de la praticité du transport sur remorque et de l'échouage facile en eau peu profonde. Ses systèmes orientés vers le cockpit et son pliage des flotteurs en deux minutes en font un voilier de jour et un croiseur côtier pratiques, dotés d'une véritable capacité hauturière entre de bonnes mains, bien que l'intérieur exigu sans hauteur sous barrots et les problèmes occasionnels de safrans et de vannes de passe-coque soient des compromis réels.
Avantages
- Les bras repliables pivotent vers l'arrière et se transportent sur remorque en quelques minutes une fois les flotteurs retirés
- Toute la manœuvre des voiles depuis le cockpit ; virements de bord rapides autour de la dérive
- Excellentes performances dans le petit temps et vitesses de plus de 20 nœuds au largue
- Le safran relevable et la dérive permettent de naviguer au port
Les points faibles
- Largeur dépliée supérieure à 2,70 m dépassant la limite routière ; transport sur remorque nécessite le dépose de l'AMA
- Cabine exiguë, pas de hauteur sous barrots, rangements limités
- Délamination historique du safran liée à un lot de résine ; les vannes de passe-coque manquent de brides ABYC





