Conception et construction
Ce qui donne au Cape Cod son caractère est le mariage d'une silhouette classique et d'une ingénierie composite contemporaine. La coque est en stratifié massif de fibre de verre avec une résine polyester et un revêtement en vinylester, tandis que le pont est sandwiché avec de la mousse Airex et collé à la coque par une liaison époxy. Ce pont en sandwich de mousse permet de maintenir le poids hors des œuvres mortes, et la ligne de liaison époxy offre une manière propre et moderne de relier le pont à la coque. La stabilité provient d'une lourde dérive en fonte complétée par un lest placé bas dans les fonds, une combinaison que le chantier utilise pour maintenir le bateau droit sans qu'il n'ait besoin d'une quille fixe profonde. Le safran à fort allongement est une simple plaque qui se relève sur impact, ce qui convient parfaitement à un bateau destiné à s'aventurer dans des mouillages peu profonds. Au-delà de l'aspect technique, la qualité des finitions est superbe, avec de nombreux détails en bois précieux qui rendent hommage au cotre que promettent ses lignes. (1)
Gréement et manœuvre des voiles
Un gréement en aluminium Seldén anodisé noir est de série, avec un gréement en carbone disponible en option pour ceux qui recherchent le gain de poids dans les hauts. Le long bout-dehors rétractable est la clé de son comportement aux allures portantes : un gennaker moderne ou une voile en A s'envoie facilement depuis celui-ci, et un yankee à grand recul peut être envoyé en cotre contre la voile d'avant sur enrouleur emmagasinée sur l'étrave. Le cockpit de travail se situe à l'arrière, derrière deux winches Harken 35 self-tailing bien positionnés à l'intérieur des bords, et un barreur en solitaire peut gérer les deux bosses et la barre franche sans aide. C'est ce plan qui permet à une seule personne d'utiliser pleinement l'ensemble des plans de voilure du bateau. (1)
Performances sous voiles
Écrivant dans SAIL, les navigateurs d'essai ont constaté qu'elle était remarquablement raide à la toile par vent de 4 à 6 nœuds, se réduisant à un angle apparent de 30 degrés avant de démarrer véritablement sous une voilure de portant à 38 degrés. En abattant à 60 degrés et en déroulant le gennaker, ces mêmes testeurs n'ont eu aucun mal à naviguer au même niveau de vitesse ou mieux. Tout au long des essais, la barre s'est révélée vive et réactive, une qualité qui importe plus sur un dériveur que la vitesse pure. Avec un déplacement de 3 197 lb et un ratio lest/déplacement de 32, elle est assez légère pour être rapide tout en restant suffisamment stable pour inspirer confiance. (1)
Aménagements et cockpit
L'extrémité avant du cockpit abrite un long canapé en U offrant des places assises pour six personnes, et une table de pont pliante en teck se rabat au niveau d'un compartiment moteur bas qui protège le petit moteur in-bord d'échouage. En avant du mât, un grand capot de pont s'ouvre sur un intérieur bas équipé de deux couchettes et d'un WC chimique — suffisant pour une escale nocturne occasionnelle, mais clairement secondaire par rapport au programme de bateau de jour. Un coffre de pont abrite une échelle de bain qui se bloque sur le plat-bord ainsi qu'une douche à eau douce de type téléphone pour se rincer après la baignade. Le cockpit est l'espace de vie du bateau, et l'aménagement avec canapé et table permet d'accueillir confortablement six personnes sans empiéter sur le cockpit de travail arrière. (1)
Refits et propriété
Les propriétaires qui reçoivent leur bateau ont un choix de voilures simple plutôt que des problèmes à résoudre. Le gréement en carbone optionnel est la principale amélioration d'origine, et le bout-dehors supporte déjà à l'avant une configuration de gennaker ou un yankee de type cotre sans aucune modification ultérieure. Le moteur diesel de 14 ch derrière sa boîte à moteur basse est un petit moteur in-bord adapté aux manœuvres de port et à la charge des batteries plutôt qu'aux longues traversées. Le pont en sandwich Airex et la liaison coque-pont en époxy représentent une construction moderne qui exige la vigilance habituelle sur les fibres de verre, et non des systèmes spéciaux.
Le verdict
Le Cape Cod 896 réussit comme daysailer car il respecte pleinement son programme : une coque à dériveur à faible tirant d'eau, une barre réactive et un cockpit convivial enveloppé de boiseries authentiques et d'un style de cotre. Ce n'est pas un croiseur équipé de couchettes boulonnées, mais un véritable bateau de jour capable d'accueillir occasionnellement deux personnes pour la nuit.
Les points forts
- Superbes finitions avec de délicats boiseries et des lignes classiques de cotre pilote
- Tirant d'eau réduit de 1 pied 6 pouces (45 cm) dérive haute avec un safran relevable pour le rase-cailloux
- Barre vive et réactive, manœuvres en solitaire faciles grâce aux winches intérieurs
- Gréement de bout-dehors polyvalent : gennaker, voile en A ou yankee de type cotre
Les points faibles
- Faible hauteur sous barrots à l'intérieur et un seul WC chimique à l'avant
- Petit moteur in-bord et lest minimal pour tout programme au-delà de la navigation à la journée






