Conception et construction
La patte d'Alberg se retrouve dans la quille longue et le safran fixé, qui permettent au 33 de bien tenir son cap aux allures portantes comme aux allures arrière, ainsi que dans les élancements importants qui lui donnent le profil de ses croiseurs. La coque elle-même est un stratifié massif de résine plastique et de tissu de verre, et l'épaisseur du stratifié est supérieure à la moyenne pour un voilier de série de cette taille — une robustesse volontaire qui s'associe aux 5 500 livres de lest en plomb et au ratio déplacement/lest de 41 % pour expliquer la stabilité du bateau une fois chargé. Sur le plan structurel, la coque est soutenue par des membrures encapsulées en fibre de verre, des cloisons transversales pleines et partielles, et des contre-moules en fibre de verre, avec des fixations et des liaisons secondaires généralement saines. Les ponts sont une tout autre affaire sur le plan de la composition : un composite de fibre de verre, de résine et d'une âme en balsa, une construction qui permet de gagner du poids et de la rigidité mais qui introduit une vulnérabilité que la coque solide ne présente pas. (1)
Gréement et comportement
Le 33 était proposé en gréement de sloop ou de cotre, et le choix est déterminant. Le cotre présente de réels avantages dans le gros temps et au large, tandis que le sloop, portant un grand génois, affiche de meilleures performances sur la Chesapeake. Dans tous les cas, il montre son véritable tempérament dans le vent modéré à fort : initialement un peu tendre à la toile, il se raidit bien dès environ 15 degrés de gîte et se comporte ensuite comme le croiseur Alberg stable qu'il est. La stabilité de route du quillard est une vertu dans la mer formée et sous pilote automatique, bien que les mêmes élancements qui élancent ses lignes d'eau signifient que des poids excessifs dans les extrémités affaibliront ses performances — un point à garder à l'esprit lors du chargement des ancres et du mouillage. (1)
Aménagements
Sous le pont, le 33 suit une disposition classique en « V » : une couchette avant, puis des WC à bâbord et des coffres à tribord, suivis du carré avec des banquettes opposées, une table à cartes à tribord, une couchette de quart et une cuisine à bâbord. La couchette avant est une couchette individuelle en L qui peut être transformée en couchette double avec un peu d'effort, un aménagement que le marin testeur aurait préféré voir exécuté sous forme de V standard. Le 330 ultérieur a corrigé ce point en gagnant une véritable cabine avant en V, suivie d'un WC à tribord avec douche, et dans le carré, les banquettes ont été poussées plus vers l'extérieur pour offrir une sensation plus ouverte, avec une grande cuisine qui s'étend sur la cabine arrière. L'intérieur du 33 est fonctionnel et traditionnel plutôt que spacieux, mais son volume se présente comme un aménagement de croisière honnête.
Known Issues
Le pont en sandwich balsa est le point faible du bateau avec l'âge. L'infiltration d'humidité dans l'âme et la délamination ne sont pas rares, en particulier le long des passavants près des cadènes et des fixations de gréement. Pour compliquer l'inspection, Cape Dory a utilisé une chaise en acier doux pour les cadènes des bas-haubans, et cette chaise est sujette à une corrosion et à un usure considérables si les fuites persistent — or ces zones de cadènes sont difficiles à inspecter en raison des contre-moules de coque installés, ce qui exige une attention particulière pour éviter des problèmes graves. Au-delà des ponts, les 33 vieillissants présentent couramment une saturation en eau et une délamination des safrans, ainsi que des bulles osmotiques modérées sur la coque. (1)
Refits et entretien
La propulsion provenait soit d'un moteur diesel marin Volvo de 23 chevaux, soit d'un Universal de 24 chevaux selon l'année ; les pièces détachées et l'entretien restent faciles à trouver pour l'un comme pour l'autre. Bien entretenus, chacun est capable de plusieurs milliers d'heures de fonctionnement fiable. Les capacités modestes de 21 gallons de carburant et de 74 gallons d'eau conviennent plutôt à la croisière côtière qu'à de longues traversées autonomes. De plus, la construction en coque rigide signifie que l'énergie d'un acheteur lors d'un refit est mieux investie dans le traitement de l'âme du pont et l'accès aux cadènes que dans des travaux structurels sur la coque. (1)
Le verdict
Le Cape Dory 33 est le croiseur par excellence signé Alberg : lourd, stable et rassurant dans la brise, avec une solidité de construction dans la coque que peu de contemporains ont égalée. Il demande à son propriétaire de respecter le pont en balsa et les cadènes de poulie en acier doux dissimulées, mais offre en retour une plateforme de navigation tolérante qui récompense les instincts du croiseur traditionnel.
Avantages
- Coque en stratifié de fibre de verre massif plus épaisse que la moyenne pour cette taille
- Quille longue et safran fixé qui tiennent bien leur cap au près comme au portant
- Pièces de moteur faciles à trouver pour les diesel Volvo et Universal
- Comportement sain et raide à partir de 15 degrés de gîte
Points faibles
- Ponts en sandwich balsa sujets à l'humidité et à la délamination près des cadènes
- Les supports inférieurs de cadènes en acier doux se corrodent si les fuites persistent et sont difficiles à inspecter
- Saturation du safran, délamination et bulles osmotiques modérées avec l'âge
- Ratio surface de voile/déplacement conservateur de 15,6 limitant le rythme par petit temps








