Boreal 55 — informations, avis, fiche technique

Jean-François Delvoye·2016·Boréal Yachts
Plan approximatif

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Type de coque
Monocoque · dérive
Gréement
Cotre
LOA
53.81' · 16.4 m
Dépl.
36 376 lbs · 16 500 kg
Première année
2016

Le Boreal 55 est un cotre à dériveur en aluminium de 53,8 pieds conçu par JeanFrançois Delvoye et construit par le chantier Boréal Yachts à partir de 2016. Avec un déplacement d'un peu plus de 36 000 livres et un lest en plomb de 10 582 livres, il présente un maîtrebau de 15,3 pieds et une dérive pivotante qui passe d'un tirant d'eau de 10,3 pieds à seulement 3,7 pieds relevée, une configuration conçue pour associer la stabilité hauturière à l'accès aux eaux peu profondes. Le plan se situe sur une longueur à la flottaison (LWL) de 45,3 pieds et affiche un ratio de confort de 31,16 avec un ratio de risque de chavirage de 1,84.

Mesures

Dimensions 01

Longueur hors tout
53,81 ft
Longueur sur pont
51,67 ft
Longueur à la flottaison
45,34 ft
Largeur
15,26 ft
Tirant d'eau
10,27 ft
Hauteur sous barrots max.
Tirant d'air

Construction et coque 02

Construction
Aluminium
Type de coque
Monocoque
Type de quille
Dérive
Safran
1× Suspendu
Lest
10 582 lbs (Plomb)
Déplacement
36 376 lbs
Capacité d'eau
388 gal
Capacité de carburant
232 gal

Gréement et voiles 03

Type de gréement
Cotre
Guindant de grand-voile
Bordure de grand-voile
Hauteur du triangle avant
Base du triangle avant
Longueur d'étai (estimée)
Surface de voile
1 399,31 sqft

Calculs 04

Ratio surface de voile/déplacement
20,39
Ratio lest/déplacement
29,09
Ratio déplacement/longueur (D/L)
174,23
Ratio de confort
31,16
Ratio de risque de chavirage
1,84
Vitesse de coque
9,02 kn

Conception et construction

Boréal Yachts a construit le 55 en aluminium pour la coque comme pour le pont, avec une âme de coque massive plutôt qu'un stratifié sandwich. Le lest en plomb lui confère un ratio déplacement/lest de 29,09 %, et la vitesse de coque s'établit à un peu plus de neuf nœuds. La quille pivotante est la géométrie maîtresse : un tirant d'eau maximum de 10,27 pieds pour bien remonter au vent et un minimum de 3,74 pieds pour explorer les hauts-fonds. Cette plage de tirant d'eau, associée à une largeur de 15,26 pieds, rend le 55 particulièrement rare parmi les bateaux de sa longueur : il peut se glisser dans des mouillages inaccessibles à un voilier de 54 pieds à quille fixe, tout en restant très raide sous voiles au large.

Gréement et comportement

Le 55 porte un gréement de cotre avec une surface de voilure de 1399 pieds carrés et un ratio surface de voile/déplacement de 20,39, un chiffre modéré qui privilégie une puissance contrôlée plutôt qu'une vitesse pure. Sur le bateau testé, l'Eala Bhan, les manœuvres courantes n'étaient pas renvoyées au cockpit, un détail qui place la prise des ris et le réglage des voiles d'avant au niveau du mât plutôt que dans la protection de la poupe. Un sac sur mesure monté sur la bôme maintenait les bosses de ris organisées et faisait face facilement au volume de cordage impliqué. Le bateau était équipé d'un propulseur d'étrave et d'un propulseur de poupe, que le testeur a jugés excellents pour les manœuvres en espace restreint. Un régulateur d'allure Windpilot et un pilote automatique NKE offraient une double commande de secours, le NKE étant décrit par le propriétaire comme étant formidable, puissant, fiable jusqu'à présent et facile à utiliser.

Aménagements et systèmes

Eala Bhan a démontré le type d'équipement autonome nécessaire pour un voyage au long cours. Son parc de batteries domestiques comprenait quatre batteries gel de 105 Ah, et la charge provenait d'une pile impressionnante de sources : un hydrogénérateur Watt & Sea, un éolien Superwind, des panneaux solaires et l'alternateur du moteur. Un écran de contrôle du système Philippi PSM supervisait les réservoirs et toutes les entrées de charge, capable de les afficher de manière cumulative ou ventilées par source. La cuisinière de la cuisine était une option récente proposée en amélioration par rapport à l'Eno standard, et le testeur a jugé cette mise à niveau largement méritée. La navigation reposait sur un B&G Zeus Touch avec radar 4G et un sondeur à vue avant Echopilot FLS, ce dernier étant très apprécié par le propriétaire pour sa confiance dans les eaux peu profondes.

Known Issues

La centrale électronique de l'Eala Bhan s'est révélée fragile lors de sa première saison. Le système B&G a connu une panne après l'autre, commençant par le radar qui est tombé en panne dès que le bateau a quitté la rivière à Tréguier au mouillage du voyage inaugural. Après le remplacement du radar, l'AIS a cessé de fonctionner, et le moniteur d'ensemble du système a lui aussi été remplacé lorsqu'il a cessé de capter le balayage avant et d'autres fonctions. Le récepteur GPS situé à l'arrière a également dû être remplacé, bien que le propriétaire ait souligné qu'il s'agissait d'une opération simple. Un second conflit physique est apparu dans l'appareil arrière : le safran à vent Windpilot était installé très proche de l'hélice Watt & Sea, un aménagement que le chantier a ajusté conformément aux recommandations du fabricant du safran. Par ailleurs, il a été observé que le moniteur Philippi coupait tous les générateurs CC — éolien, solaire et d'arbre — dès que l'alternateur du moteur rechargeait, un comportement qui limite la gestion simultanée des charges au moteur. (1)

Le verdict

Le Boreal 55 est un voilier hauturier en aluminium soigneusement conçu, dont la coque à dérive et le lest important lui confèrent une double personnalité rare : un petit tirant d'eau pour l'exploration, un grand tirant d'eau pour le voyage au large. L'exemplaire évalué a montré à la fois la force d'un système de charge et de barre redondant et la faiblesse d'un ensemble d'électronique d'une première saison nécessitant un remplacement répété. Pour l'acheteur capable de séparer le câblage du pont, la plateforme est saine.

Avantages

  • Coque et pont en aluminium avec lest en plomb et dérive pivotante offrant une grande plage de tirant d'eau de 3,7 à 10,3 pieds
  • Double commande de la trajectoire grâce au régulateur d'allure Windpilot et au pilote automatique NKE
  • Multiples sources de charge indépendantes avec un suivi complet des systèmes
  • Option d'amélioration récente du foyer par rapport à l'Eno standard

Les points faibles

  • La centrale électronique du bateau étudié a connu des pannes récurrentes (radar, AIS, écran, GPS)
  • Les manœuvres courantes non renvoyées à l'arrière, imposant de travailler sur le pont au niveau du mât
  • Le safran Windpilot situé très près de l'hélice du hydrogénérateur
  • L'écran Philippi désactive les générateurs CC pendant que l'alternateur du moteur charge

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