Beneteau First Class 10 — informations, avis, fiche technique

Groupe Finot/Jacques Fauroux·1982 – 1987·~114 hulls·Beneteau
Beneteau First Class 10 drawingPlan du chantier
Type de coque
Monocoque · aileron
Gréement
Sloop fractionné
LOA
34.28' · 10.45 m
Dépl.
5 512 lbs · 2 500 kg
Première année
1982

Le Beneteau First Class 10 est un voilier français construit par le chantier Beneteau en France entre 1982 et 1987. Sœur aînée du Beneteau First Class, il s'agit du dernier modèle de la gamme de course First Class lancée par le chantier en 1983. Conçu par JeanMarie Finot du Groupe Finot et Jacques Fauroux pour être un croiseurrégatier, c'est un bateau de vitesse pure destiné aux amateurs de coursecroisière et de monotypes, avec un ratio IOR de 32,7 sur une coque de juste plus de 34 pieds de long. Seulement 114 unités ont été construites avant l'arrêt de la production du modèle.

Mesures

Dimensions 01

Longueur hors tout
34,28 ft
Longueur sur pont
Longueur à la flottaison
32,32 ft
Largeur
9,78 ft
Tirant d'eau
5,9 ft
Hauteur sous barrots max.
Tirant d'air
51,83 ft

Construction et coque 02

Construction
Fibre de verre
Type de coque
Monocoque
Type de quille
Aileron
Safran
1× Suspendu
Lest
2 205 lbs (Plomb)
Déplacement
5 512 lbs
Capacité d'eau
Capacité de carburant

Gréement et voiles 03

Type de gréement
Sloop fractionné
Guindant de grand-voile
40,02 ft
Bordure de grand-voile
13,84 ft
Hauteur du triangle avant
37,45 ft
Base du triangle avant
12,89 ft
Longueur d'étai (estimée)
39,61 ft
Surface de voile
663 sqft

Calculs 04

Ratio surface de voile/déplacement
33,99
Ratio lest/déplacement
40
Ratio déplacement/longueur (D/L)
72,89
Ratio de confort
12,41
Ratio de risque de chavirage
2,21
Vitesse de coque
7,62 kn

Conception et construction

Le First Class 10 est construit principalement en stratifié massif, avec un pont en sandwich balsa qui permet de gagner du poids dans les zones ouvertes tout en conservant du stratifié massif sous les winches et autres équipements soumis à de fortes contraintes. La coque intègre des varangues longitudinales et latérales moulées en réseau pour assurer la rigidité, et les cloisons sont stratifiées à la coque pour une rigidité supplémentaire. Au-dessus de la ligne de flottaison, les lignes affichent une étrave fine avec des sections médianes très plates, un maître-bau plus étroit et des sections arrière plus larges que celles des voiliers de régate IOR typiques, ainsi qu'un franc-bord bas et long s'inclinant vers l'arrière jusqu'à un tableau arrière ouvert avec un brion en V (« Gallic scoop ») prolongeant la flottaison à l'arrière. Une étrave inclinée et un tableau arrière ouvert viennent compléter le profil. Le moteur est monté au milieu du bateau, juste au-dessus de la quille, une emplantation que Canadian Boating soulignait comme renforçant la stabilité aux côtés de cette quille à aileron assez profonde. (1)

Gréement et comportement

Le plan de voilure porte un gréement fractionné à grand recul sur un mât à deux étages de barres de flèche produit par Z-Spar en France, avec un gréement en câble d'acier inoxydable et une grande surface de voilure. L'équipement standard comprend un étai double cannelé, des renvois de foc réglables et des bastaques réglables renvoyées sur des winches self-tailing ; la grand-voile est contrôlée par un système de chariot de bôme de fabrication française et un réglage sophistiqué d'écoute de grand-voile avec un poulie secondaire pour les finitions. La barre franche est confortable et précise, et le safran suspendu profond donne des résultats rapides et définis dès les moindres mouvements de barre. Les marins d'essai l'ont trouvée extrêmement rapide, particulièrement au portant, et l'hélice repliable fonctionne correctement en avant mais perd de son efficacité en marche arrière. Le cockpit est conçu de manière très intelligente pour le confort de barre et l'efficacité en régate : un pont de chariot de bôme laisse la partie arrière libre pour le barreur, des rails de balcon en teck longent l'intérieur du siège pour servir de point d'appui, et un canal encastré évacue l'eau vers l'arrière le long des dossiers de sièges. (1)

Aménagements

Sous le pont, le franc-bord bas et la caisse très plate ne permettent pas d'avoir de hauteur sous barrots décente, mais l'aménagement offre six couchages. On trouve une cabine avant en V double avec un compartiment toilette attenant qui ne dispose ni d'évier ni d'îlot et n'offre pratiquement aucune intimité par rapport au lit. Le carré comprend une banquette en L et un canapé droit autour d'une immense table à double charnière reposant sur le capot moteur juste à l'arrière du mât, avec un contre-moule en placage de teck et des cloisons, un plancher en teck et houx, et du vinyle ou du tissu à poils sur les cloisons restantes. Une porte coulissante à l'arrière du poste de navigation s'ouvre sur une cabine double située sous le plancher du cockpit et le pont tribord ; à bâbord derrière la cuisine se trouve un grand coffre à voiles qui peut également accueillir une couchette sur tringle. La cuisine à bâbord de la descente est en L, équipée d'une cuisinière à alcool à deux feux, d'un évier simple, de petits coffres et sans glacière, faisant face à une zone de navigation fonctionnelle avec une grande table à cartes.

Known Issues

Les techniciens d'essai ont signalé plusieurs défauts sur les bateaux spécifiques testés. Le coude de mât en aluminium coulé était jugé de qualité inférieure, et les pieds de chandeliers assez vifs ne correspondaient pas à la robustesse des chaises de cockpit. L'accastillage de pont de haute tenue en course était fixé sous le pont par des rondelles et des écrous de verrouillage surdimensionnés plutôt que par des contre-plaques de renfort. Le revêtement intérieur des cloisons soulevait des doutes quant à sa durabilité après des années de navigation intensive, et un gréement en jonc (rod) était recommandé comme amélioration utile par rapport au câble d'acier standard. Une part considérable du seul grand coffre est occupée par le réservoir de carburant nu, et le tableau électrique dans la zone de navigation semblait manquer de disjoncteurs de secours avec un accès arrière peu pratique. (1)

Refits et propriété

Le moteur sous la table peut être entièrement dégagé en retirant le plateau et la base, ce qui simplifie l'entretien, bien que les panneaux d'allumage, de tacomètre et de régulateur de température se situent à l'avant du compartiment moteur derrière le mât. Les capots des réservoirs d'eau et de carburant acceptent une manivelle de winch pour serrer. L'ajustement précis de la longueur de verrouillage de l'extension de barre franche a été salué par un testeur. Avec 114 unités construites et une philosophie axée sur les performances pures, ce plan récompense les propriétaires qui privilégient la vitesse aux commodités de croisière.

Le verdict

Le First Class 10 est un croiseur-régatier des années 1980 aux lignes vives qui sacrifie le volume intérieur au profit d'une vitesse grisante aux allures portantes et d'un cockpit de régate bien pensé. Il reste une expression pure de la philosophie monotype Finot-Fauroux dans une coque de 34 pieds.

Les points forts

  • Extrêmement rapide, en particulier aux allures portantes, avec un gréement fractionné haut et une surface de voilure généreuse
  • Le moteur central au-dessus de la quille et l'aileron profond offrent une stabilité remarquable
  • Cockpit optimisé pour la régate avec pont de chariot de bôme, mains courantes en teck et écoulement arrière
  • Moteur entièrement dégagé par suppression de la table pour un entretien simplifié

Points faibles

  • Pas de hauteur sous barrots ; la salle d'eau est dépourvue d'évier et offre peu d'intimité
  • Embases de chandeliers instables et mèche de viture de qualité inférieure
  • Hélice repliable fragile en marche arrière ; le gréement en câble et les revêtements de cloisons remis en question pour leur durabilité
  • Le tableau électrique manque de disjoncteurs de secours et présente un accès arrière difficile

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