Schock Harbor 20 — informations, avis, fiche technique

Schock W.D.
Plan approximatif

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Gréement
Sloop fractionné
LOA
20' · 6.1 m

Le Harbor 20 de W.D. Schock est un quillard monotype de 20 pieds dessiné par Steven W. Schock et construit pour la première fois en 1997 par W.D. Schock Corp, le chantier californien dont l'héritage de construction navale s'étend sur plus de soixantedix ans. Conçu comme un dériveur de loisir et régatier de club contemporain, il associe une forme de coque pleinement moderne à un plan de pont qui élimine les complications traditionnelles. Depuis, il s'est largement répandu audelà de ses eaux d'origine, des flottes étant signalées aux ÉtatsUnis, au Canada, au Chili et en Australie.

Mesures

Dimensions 01

Longueur hors tout
20 ft
Longueur sur pont
Longueur à la flottaison
17 ft
Largeur
7 ft
Tirant d'eau
3,5 ft
Hauteur sous barrots max.
Tirant d'air

Construction et coque 02

Coque
Fibre de verre
Type de coque
Type de quille
Lest
(Plomb)
Déplacement
Capacité d'eau
Capacité de carburant

Gréement et voiles 03

Type de gréement
Sloop fractionné
Guindant de grand-voile
Bordure de grand-voile
Hauteur du triangle avant
Base du triangle avant
Longueur d'étai (estimée)
Surface de voile

Calculs 04

Ratio surface de voile/déplacement
Ratio lest/déplacement
Ratio déplacement/longueur (D/L)
Ratio de confort
Ratio de risque de chavirage
Vitesse de coque
5,52 kn

Conception et construction

Le Harbor 20 est construit selon les règles de la classe monotype, ce qui explique la régularité disciplinée de sa coque et de son pont. La coque en fibre de verre porte une quille à bulbe en forme de torpille de 900 livres — un manchon en fibre de verre dans lequel ont été versés du plomb et de l'époxy — qui maintient le poids bas dans l'eau et offre au bateau une grande stabilité dans la brise sans le ralentir au mouillage par petit temps. Au-dessus de la ligne de flottaison, la forme se caractérise par une entrée d'eau fine, des bouchains vifs et un long arrondi arrière, une combinaison qui procure un excellent potentiel de vitesse et une grande stabilité tout en permettant au bateau de passer en douceur dans le clapot. Le safran est positionné très en arrière pour plus d'autorité, et le plat-bord se termine par un élégant compteur de dérive qui s'avère être aussi esthétique que fonctionnel. (1)

À l'intérieur, la construction est remarquablement dépourvue de bois là où il serait normalement sujet à la pourriture : le seul élément en bois du bateau est la barre franche, tandis que le capot avant est un contre-moule en fibre de verre d'une seule pièce et même les varangues sont en fibre de verre. En option, le chantier propose un traitement d'antifouling CopperPoxy injecté dans le moule de coque, une barrière à base de cuivre dans un liant époxy qui résiste à l'osmose et, selon le constructeur, réduit l'entretien annuel des œuvres vives à un simple nettoyage, tout en survivant au hivernage sur cale sans se dégrader. (1)

Gréement et manœuvres

Le gréement est un sloop fractionné avec une grand-voile entièrement lattée de 151 pieds carrés et un foc sur enrouleur de 81 pieds carrés, montés sur une bôme de portant Hoyt autovireuse. Des lazy jacks sont installés pour faciliter le roulage de la grand-voile sur la bôme, et la bôme de portant fait également office de bordure automatique lors du planing à deux ailes, maintenant la corne facilement écartée. Toutes les drisses et bosses de réglage sont renvoyées sous le pont vers des ferrures Harken sur une étagère située au bord arrière du carré, un cheminement qui laisse le pont propre et place tout à portée de main du skipper et de l'équipier ; il n'y a pas un seul winch sur le bateau, et il n'en est d'ailleurs pas nécessaire. Un tableau de contrôle central situé juste à l'arrière du mât complète l'aménagement, et le voilier peut être gréé et prêt à naviguer en environ cinq minutes en retirant le taud et le manchon de foc, en hissant la grand-voile et en déroulant le foc.

Sous voiles, boats.com a constaté que la carène et le gréement offrent les caractéristiques d'un dériveur moderne rapide et facile à manœuvrer. La conception élimine tout avantage lié au poids et à la force de l'équipage ; il n'est donc pas nécessaire de s'asseoir sur le plat-bord pour équilibrer le bateau ou de se glisser sous la bôme lors des virements de bord, et la victoire en régate dépend entièrement du talent du skipper. Le Harbor 20 peut être régaté de manière compétitive en solitaire ou avec un équipage de deux personnes ou plus, et le chantier affirme que cette classe a connu plus de régates que n'importe quel autre quillard au cours des deux décennies qui ont suivi la mise en service des premiers bateaux. (1)

Aménagements et cockpit

C'est un bateau construit autour de son cockpit plutôt que de sa cabine. Le cockpit est immense — d'environ neuf pieds de long — et offre des places assises pour huit invités qui s'installent à l'intérieur des hiloires plutôt qu'à même le pont, les hiloires profondes offrant un soutien dorsal confortable. Deux glaciers amovibles se glissent juste sous le pont à portée de main, et les règles de la classe exigent même de naviguer avec des coussins de cockpit, que le bateau équipe en standard. La cabine avant est minimale, son contre-moule étant entièrement en fibre de verre, ce qui confirme l'identité du Harbor 20 comme un pur voilier de jour.

Propulsion et équipements

Un moteur électrique est disponible comme alternative propre, silencieuse et sans odeurs à un moteur hors-bord. L'unité construite sur mesure propulse le bateau à environ quatre à cinq nœuds et est montée de manière permanente sur un bras de pivot en acier inoxydable qui s'extensibles depuis la coche arrière et se bloque sur le plat-bord tribord, sans nécessiter d'embase de quille. Il fonctionne sur un réseau de 24 volts alimenté par deux batteries sous les sièges du cockpit, offrant environ quatre heures à vitesse maximale et se rechargeant via un chargeur en ligne à trois étapes branché au port. Un taud de cockpit et une manchette de foc optionnels complètent les équipements d'origine.

Refits et entretien

La propriété est simplifiée par la réglementation de la monotypie et par une construction largement exempte de risques de pourriture. L'option CopperPoxy (carène en aluminium) est l'offre notable proche d'un refit d'usine, échangeant l'antifouling annuel contre un simple nettoyage. Sinon, la simplicité du bateau — pas de winches, pas de cordages sous le pont, option de propulsion électrique — maintient l'entretien courant léger, et l'histoire de course active de la classe suggère un fort soutien communautaire pour les propriétaires.

Le verdict

Le Harbor 20 réussit son programme de dériveur de jour et de régatier monotype qui élimine les contraintes habituelles liées à la propriété d'un petit bateau. Sa quille à bulbe à faible charge et sa carène moderne offrent une bonne stabilité sans perte de vitesse dans le petit temps, tandis que le foc autovireur, le passage des lignes sous le pont et le pont sans winch le rendent véritablement maniable en solitaire. La structure intérieure entièrement en fibre de verre et le fond optionnel en CopperPoxy témoignent d'un bateau conçu pour être utilisé plutôt que pour subir des travaux de maintenance.

Les points forts

  • La quille à bulbe offre de la stabilité dans le gros temps sans pénalité dans le petit temps
  • Le foc Hoyt autovireur et l'enrouleur éliminent presque tout travail de foc
  • Toutes les manœuvres sont renvoyées sous le pont vers des accastillages Harken ; aucun winch n'est nécessaire
  • Structure intérieure entièrement en fibre de verre, sans bois qui pourrit
  • Le carène optionnelle CopperPoxy réduit l'entretien annuel à un simple nettoyage
  • Vaste cockpit offrant huit places assises avec des hiloires profondes et confortables

Les points faibles

  • Aménagement de cabine minimaliste ; pur voilier de jour, pas de croiseur
  • Temps de fonctionnement du moteur électrique limité à environ quatre heures à pleine vitesse

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