Conception et lignée
Philip Rhodes dessina le Hurricane d'origine sous forme de dériveur lesté en bois peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais le modèle ne s'est véritablement imposé qu'après que la Southern Massachusetts Yacht Racing Association eut chargé le Palmer Scott Yard de finir les coques nues avec des quilles plutôt que des dérives, les rebaptisant la classe SMYRA. Marscot Plastics prit ensuite un moule homologué par la classe à partir d'un bateau SMYRA, et George O'Day obtint l'approbation de Rhodes pour nommer la version en fibre de verre le Rhodes 19 en 1958. Le modèle à quille est équipé d'une quille à aileron lestée en fonte et d'un safran fixe en acajou, tandis que la version dériveur, moins populaire, remplace le fer par une dérive en fibre de verre et un safran relevable, avec 150 livres de lest interne en plomb placées bas dans la coque pour préserver la stabilité. Avec un poids total de 1 325 livres pour la version quillée et de 1 030 livres pour le dériveur, c'est un voilier de jour sain et équilibré, doté d'une coque stable à la forme, construite sur un fond rapide et tolérant. (1)
Gréement et comportement sous voiles
Le bateau est gréé en fractionné avec un mât de 27 pieds 10 pouces (8,44 m) pour une surface de voilure de 175 pieds carrés (16,3 m²). La stabilité relative de la coque rend les virements de bord avec le tangon de spinnaker faciles à gérer, même en équipage réduit. Les spinnakers étaient généralement envoyés et récupérés depuis le cockpit, ce qui laisse le pont avant dégagé. De plus, le large pont avant offre de l'espace de manœuvre pour l'équipage. Le constructeur le décrit comme un excellent performeur dans le gros temps, et la même source le qualifie de voilier de jour familial idéal et d'un design monotype dynamique. Dans son article pour Small Boats, l'architecte naval Jim Taylor note que ce bateau est particulièrement adapté à la navigation intergénérationnelle, et les bateaux d'O'Day et de Stuart restent très compétitifs les uns contre les autres encore aujourd'hui. (1)
Aménagements et cockpit
L'aménagement d'origine utilise deux longs sièges moulés en fibre de verre qui font également office de caissons de flottaison, avec des bancs confortables pour six adultes et un hiloire en acajou verni qui encadre le cockpit. Une cabine à rouf bas bien proportionnée offre une bonne protection contre les embruns sans enfermer le bateau, et un véritable taud de bôme sur le cockpit permettrait d'étendre sa navigation bien au-delà de la simple sortie à la journée. Le Mariner, plus orienté vers la croisière, partage la même coque mais remplace le rouf par une petite cabine. (1)
Construction et modèles
Les constructions en stratifié massif avec un safran en acajou définissent la classe, et la quille en fonte de 440 livres du modèle à quille contrastent avec la dérive de 70 livres du modèle dériveur, son tirant d'eau de 10 pouces au près et son tirant d'eau de 4 pieds 11 pouces au grand largue dérive basse. La motorisation auxiliaire recommandée se situe entre 2 et 6 chevaux. Les anciens coques O'Day peuvent être restaurés pour retrouver leur pleine compétitivité, selon certaines sources, et le premier bateau de Stuart Marine est apparu en 1984 après que le chantier O'Day a arrêté sa production en 1980 face à la hausse des coûts des matériaux et à une économie faible.
Le verdict
Le Rhodes 19 perdure car il fait le pont entre le niveau débutant et la régate sans compromis : un cockpit stable et sec, une jauge monotype éprouvée et une coque qui gère bien la brise soutenue. La version dériveur ouvre les eaux peu profondes, tandis que la version quillard ancre la stabilité de la classe grâce à son lest important.
Avantages
- Rapide, tolérant et performant dans le gros temps
- Classe monotype compétitive où les bateaux d'O'Day et de Stuart sont interchangeables sur la régate
- Capacité pour six adultes avec un aménagement à sièges flottants et une cabine étanche aux embruns
- Option dériveur à petit tirant d'eau pour une récupération de 10 pouces
Inconvénients
- Le modèle dériveur est moins populaire et offre moins de stabilité structurelle
- La production d'O'Day s'est arrêtée en 1980 ; les coques antérieures à Stuart nécessitent une attention particulière lors du restauration
- Aménagements intérieurs minimaux par rapport au frère croiseur Mariner






