Conception et construction
La coque est en stratifié de fibre de verre posé à la main avec un sandwich massif, tandis que le pont est en fibre de verre dans un stratifié sandwich qui, selon les essais d'époque, améliore le climat intérieur sous le pont par rapport au stratifié massif. La quille est une quille à aileron portant 1 675 livres de lest en plomb, et le safran suspendu complète des œuvres vives modernes pour l'époque. Avec une longueur hors-tout (LHT) de 25,92 pieds et un maître-bau de 8 pieds, le Larsen 25 affiche un ratio longueur/largeur de 3,22, et son ratio de lest de 48 % pour un déplacement de 3 527 livres le place résolument parmi ce que les analyses de l'époque qualifiaient de voiliers de course légers. Le tirant d'eau varie de 4,59 à 4,89 pieds selon la charge, ce qui permet au bateau d'accéder aux ports peu profonds sans quille relevable. (1)
Gréement et performances
Le gréement fractionné porte 355 pieds carrés de voilure, et le ratio déplacement/longueur (D/L) de 117, associé à un ratio surface de voile/déplacement proche de 24,5, caractérise ce plan comme rapide pour sa taille. La vitesse de coque théorique est de 6,5 nœuds, et l'indice de performance relative de vitesse a été calculé à 92. Moins rassurant pour les ambitions hauturières est le ratio de risque de chavirage de 2,11, un chiffre que la source d'évaluation a noté qui exclurait le bateau de l'acceptation des régates océaniques. Le ratio de confort se situe à 13,8 et le taux d'immersion est d'environ 666 livres par pouce, ce qui signifie que les variations de l'assiette sous charge sont douces pour un bateau de ce poids. La surface mouillée de la carène est d'environ 226 pieds carrés.
Aménagements
Sous le pont, l'intérieur est fini en teck, conformément à la pratique scandinave de l'époque, et le bateau dispose d'un WC intégré dans l'aménagement. Ce volume compact reflète davantage la coque de 25 pieds et l'orientation de course légère que les exigences d'un voilier hauturier conçu pour y vivre à bord.
Problèmes connus et variations de construction
Il convient de noter que le Larsen 25 était également proposé en kit à finir soi-même, ce qui fait varier la qualité des finitions d'une coque à l'autre selon les réalisations amateurs, et donc la qualité globale de chaque bateau. Un acheteur ou un expert ne peut pas s'attendre à des normes uniformes pour les menuiseries, les stratifications ou les systèmes électriques sur toute la série. Cette variabilité de construction est le critère le plus important pour évaluer un exemplaire particulier. (1)
Le verdict
Le Larsen 25 est un sloop léger et petit, lesté en plomb, doté d'un passage dans la mer confortable et d'un tirant d'eau modéré pour un plan des années 1980. Cependant, son caractère de finition amateur signifie que l'état général est primordial, et son ratio de risque de chavirage limite son utilisation au large.
Les points forts
- Coque en stratifié massif drapé à la main avec pont en sandwich pour le confort de la cabine
- Quille à aileron en plomb et safran suspendu offrant un faible tirant d'eau de 1,40 à 1,50 m
- Profil de course léger avec des indices de vitesse élevés pour cette longueur
Les points faibles
- La voie de finition amateur produit une qualité de construction irrégulière d'un bateau à l'autre
- Le ratio de risque de chavirage de 2,11 exclut la régate hauturière
- Seulement 65 unités construites, les pièces de rechange et les modèles comparables sont rares





