Conception et construction
Anderson a conçu le 18 en même temps que son grand frère, le Hurley 22. La coque est en stratifié massif avec un intérieur en acajou, et le ratio de lest de 42 % du bateau — soit 1 000 livres de fer pour une coque de 2 350 livres — constitue le fondement de sa réputation de bon comportement à la mer. L'association des constructeurs souligne que ce bon rapport lest/poids, combiné à la forme de la coque, explique pourquoi il s'est fait une réputation de voilier raide et confortable au large, doté d'une excellente capacité à remonter au vent. Le ratio déplacement/longueur (D/L) de 374 le place résolument parmi ce que l'on qualifie dans les essais de « croiseurs ultra-lourds » pour sa taille, et son ratio de confort oscille entre 18,4 et 21,5, des chiffres qui conviennent à un petit navire plus intéressé par la stabilité que par la vitesse pure. (1)
Gréement et comportement
Le Hurley 18 est un sloop en tête portant une surface de voilure de 180 pieds carrés, et son ratio surface de voile/déplacement atteint 13,4 avec la voile de référence ISO et 15,5 avec un génois à 135 %. Un critique écrivant sur yachtdatabase.com a noté qu'il porte plus de gréement que seulement 38 % des voiliers similaires, ce qui le classe comme légèrement sous-toilé pour sa catégorie. Sa vitesse de coque théorique est de 5,1 nœuds, et son ratio de risque de chavirage de 1,90 a été jugé acceptable par cette formule seule. La surface mouillée est d'environ 107 pieds carrés, et le ratio d'immersion est de 336 livres par pouce, ce qui le rend lourd pour sa longueur. Les drisses — grand-voile, foc et spinnaker — mesurent toutes 17,8 mètres sur un cordage de 6 millimètres, tandis que les écoutes sont de 8 millimètres, avec l'écoute de grand-voile à 14,1 mètres et les écoutes de génois à 5,7 mètres. Rien de tout cela ne le rend rapide au départ, mais le même poids qui limite l'accélération le maintient stable lorsque le vent fraîchit. (1)
Aménagements
Sous le pont, le Hurley 18 ne prétend pas à la grandeur : il offre trois couchettes, une cuisine et un WC, avec une hauteur sous barrots que l'une des critiques a décrite comme inférieure à la moyenne pour ce type de voilier. L'intérieur est fini en acajou, et l'association des propriétaires a salué l'aménagement comme très réaliste dans ses ambitions, faisant de ce bateau un espace de vie agréable plutôt qu'un compromis étroit. Il ne s'agit pas de dire qu'il cajole un équipage de quatre personnes, mais qu'Anderson a dessiné un plan adapté à la taille réelle de la coque plutôt que de chercher à maximiser le nombre de couchettes.
Historique de production
Hurley Marine a construit le 18 de 1963 à 1972, plus de 70 % de la production initiale étant exportés neufs, principalement en Europe et en partie aux États-Unis. Avant la fermeture du chantier, les moules sont passés entre les mains de Russell Curnow à Penzance, dans le Cornouailles, qui a continué à les construire pendant plusieurs années ; l'outillage est ensuite passé à Varne Yachts à Nottingham, plus tard absorbé par Weston Boats, qui a cessé ses activités en 1986. Cette succession explique pourquoi le nombre total de unités construites dépasse largement les 377 exemplaires d'origine. (2)
Le verdict
Le Hurley 18 se définit, selon les mots de l'association des propriétaires, comme un « vrai petit navire » — un petit croiseur lourd et bien lesté qui sacrifie la vitesse et la hauteur sous barrots pour offrir de la stabilité et une excellente capacité à remonter au vent dans un ensemble qu'une seule personne peut acquérir et entretenir. C'est un plan d'époque avec ses limites d'époque, mais un plan honnête.
Avantages
- Raide à la toile et confortable en mer avec d'excellentes performances au près
- Ratio de lest élevé et stabilité grâce à un déplacement lourd pour sa longueur
- Intérieur réel à trois couchettes adapté à sa taille
Les points faibles
- Légèrement sous-toilé par rapport à des voiliers similaires
- Hauteur sous barrots moyenne en intérieur
- Vitesse théorique limitée pour un croiseur très lourd








