Conception et construction
Hunter Marine a construit le 28 principalement en fibre de verre, avec une quille à bulbe ailée coulée dans le plomb. Le pont est boulonné à la coque sur un joint à bride horizontale avec des fixations espacées tous les trois pouces, et l'intérieur présente un contre-moule complet en fibre de verre que les expertises de l'époque ont jugé bien exécuté — Hunter avait, pour cet exemplaire de 1991, finalement maîtrisé le contre-moule structurel. Ce contre-moule repose sur un plancher incliné à 45 degrés, ce qui ne facilite pas la vie sous le pont. Les pieds du balcon avant sont mal conçus et présentent des faïençages importants autour d'eux. La carène elle-même était gravement atteinte de bulles osmotiques sur le bateau inspecté, et le safran suspendu installé à l'intérieur présentait de grandes zones molles — deux points que l'acheteur doit considérer comme des faiblesses réelles, et non théoriques, de la classe. (2)
Gréement et comportement
Le 28 porte un gréement de sloop fractionné, plus précisément un gréement en 3/4 plutôt qu'une configuration à tête complète, avec le mât emplanté sur le pont. Le gréement dormant est extraordinairement léger : les haubans supérieurs ne sont que de 0,20 pouce de câble et les bas-haubans avec le pataras en wishbone mesurent seulement 0,15 pouce. L'enrouleur installé sur le bateau ne pouvait pas être tensionné correctement car le gréement était trop légèrement construit pour supporter la charge. Sous voiles, il s'est révélé exceptionnellement tendre à la toile, une caractéristique que la quille à ailettes en plomb ne faisait rien pour atténuer. La barre se fait par une roue — une grande roue de destroyer de 30 pouces — placée dans un cockpit dont les winches d'écoutes des bosses de réglage inclinent fortement vers l'extérieur sans aucune surface horizontale, et qui manque de hiloires surélevées pour s'appuyer. (2)
Aménagements
Sous le pont, l'espace debout ne fait que 20 pouces de largeur sur 5 pieds de longueur, disposé sur ce fond de cabine fortement incliné. La soi-disant cabine arrière est une sorte de grotte derrière le moteur avec un coussin au sol, accessible en traversant la même surface très inclinée. Le canapé en U orienté vers l'arrière de la cabine principale a un siège trop étroit pour être confortable, et les coussins sont entièrement en vinyle sur mousse. Les WC sont le pire : leur fond se situe au-dessus du coude de la carène et est très incliné, et la chasse d'eau est si basse qu'il faut s'y asseoir en s'affaissant plutôt qu'à une hauteur normale. Dans une critique de 1998, l'expert maritime David Pascoe a décrit la cabine arrière, les WC, la table à manger, le tableau arrière inversé, la plateforme de bain, les dimensions du gréement, le capot de pont, les dimensions du cockpit autour de la barre, le montage des winches, l'absence de dossier, la quille, la qualité de la fibre de verre et les silentblocs du moteur comme une litanie de défauts liés.
Known Issues
Au-delà de la carène très sensible au frottement et du safran mou déjà signalés, l'expertise a révélé des silentblocs moteur si souples et desserrés que le diesel Yanmar oscillait jusqu'à 1/2 pouce lors du démarrage. Il n'y a aucun compteur moteur, le tableau de bord est placé bas dans le cockpit et la manette en plastique sur la colonne de barre se tord facilement dans la main. La plateforme de bain encastrée dans la coque, une excellente caractéristique sur les grands bateaux, est mal ajustée sur ce 28 pieds, et le bateau ne dispose pas de capot de drisse, obligeant l'équipage à passer par-dessus les câbles. Le très petit capot de pont rend difficile le rangement d'une voile, et la baille à mouillage avant est l'un des rares détails bien conçus de toute la configuration.
Le verdict
Le Hunter 28 est un croiseur-régatier qui recherche le volume intérieur et une quille à ailettes peu profonde au détriment de la tenue à la mer et de l'habitabilité. Son contre-moule et sa liaison pont-coque sont bien exécutés, et son maître-bau offre une large plateforme, mais son comportement tendre à la toile, son gréement plume et ses cabines étroites et mal conçues font qu'il est difficile à vendre face au Catalina 28 ou au Pearson 28-2 pour un usage de croisière. Il n'est plus produit et convient mieux comme petit voilier de jour économique ou de régate de club, en gardant à l'esprit ses faiblesses structurelles et mécaniques.
Les points forts
- Lining intérieur en fibre de verre complet et bien exécuté avec une structure de varangue corrigée
- Pont boulonné sur liaison à bride horizontale avec des fixations toutes les trois pouces
- Capot de baille à mouillage de proue véritablement bien conçu
- Largeur généreuse de 3,20 m (10 pieds 6 pouces) pour une coque de 28 pieds
Points faibles
- Anormalement tendre à la toile sous voiles avec un amortissement inefficace de la quille à ailettes
- Fond de coque gravement attaqué par les bulles et safran suspendu présentant des zones molles sur le bateau expertisé
- Embases moteur si lâches que le diesel oscille de 1/2 pouce au démarrage ; absence de compteurs
- La « cabine » arrière se résume à une grotte de coussins au sol ; salle d'eau et coin repas mal conçus
- Le gréement léger de 0,15 à 0,20 pouce ne permet pas de tensionner correctement l'enrouleur








