Conception et lignée
Le Dink est plus long de trente centimètres que le Dyer Dhow et porte presque deux fois son poids, marquant une évolution délibérée par rapport à ce voisin plus petit et stable plutôt qu'une simple copie à l'échelle. Les premiers exemplaires des années 1930 étaient construits en bois stratifié avant que le chantier ne passe à la construction en fibre de verre « Dyeresin », et la coque en fibre de verre a été conçue pour durer. Ce qui distingue le Dink d'un simple annexe est sa véritable dérive — et non une dérive sabre — logée dans un puits, avec une plaque en bois stratifiée pour recevoir la manette de dérive. Tous les autres éléments de la coque sont en teck, et le plat-bord et le liston en deux parties sont rivetés ensemble à travers le dessus de la coque, un détail qui témoigne d'une construction composite structurelle plutôt que d'une coque moulée jetable. (1)
Gréement et comportement
Il est gréé avec des pièces en bronze Dyer brevetées, et ses cadènes sont constituées de tubes en bronze qui traversent des logements soutenus par la banquette avant, fixés par des goupilles à ciseaux et des anneaux de calfeutrage. Le mât en deux parties et la bôme en épicéa se démontent pour le transport sur le toit d'une voiture, et les colliers de mât présentent des extrémités en forme d'encoche qui s'emboîtent parfaitement et sonnent bien, avec une emplanture de mât solide. Sur l'eau, le Dyer Dink récompense les navigations régulières par un retour d'information vif, offrant un bateau facile à apprendre et difficile à maîtriser dans la même mesure. La flotte du Riverside Yacht Club subit les rigueurs de l'hiver sans dommage sur ses Dyer Dinks, et ce voilier est un choix idéal pour ce sport car il reste sec, une vertu rare sur un dériveur de 10 pieds propulsé dans le clapot hivernal. (2)
Construction Notes
Le pont et la coque en composite associent la fibre de verre au bois, et les bancs arrière étaient boulonnés à travers des brides moulées dans la coque en fibre de verre d'origine. Cependant, la fibre de verre du puits de dérive est assez fine, et une délamination sous le bordé a été causée par la plaque en bois intégrée dans le puits pour loger la manette de dérive. C'est un point faible structurel connu qui vaut la peine d'être signalé, bien que l'exemplaire inspecté présentait un safran, une dérive et de l'accastillage en bronze en bon état, avec des colliers et une emplanture de mât sains.
Known Issues
Un Dink peut chavirer ou, plus probablement, s'enfoncer dans la vase ; il ne s'agit donc pas d'un canot de sauvetage autoredressable et exige du respect dans la brise. Le banc arrière sur un des exemplaires documentés s'était déformé à l'avant où il n'avait pas été vissé, rappelant que les fixations de l'ébénisterie en teck doivent être régulièrement contrôlées. La coque de pont en fibre de verre fine et la plaque de bois incrustée restent les principaux points de vigilance pour la construction.
Ownership and Use
La production a débuté en 1934 et environ 1 400 unités ont été construites, la gamme complète étant toujours proposée par The Anchorage à Warren, dans le Rhode Island selon les rapports de l'époque. La Riverside Dyer Dinghy Association entretient une flotte très active — comptant régulièrement 35 à 40 bateaux alignés chaque dimanche, 62 lors d'une Big Fleet Open Regatta, et 24 inscriptions lors du championnat de gel de 2019 — de sorte qu'un Dink d'occasion s'intègre dans une communauté de monotypes dynamique plutôt que dans un mouillage pour classe oubliée. Pour le propriétaire qui recherche une annexe naviguant comme un vrai bateau, le Dink offre une voie documentée et bien soutenue. (1)
Le verdict
Le Dyer Dink est un petit voilier sérieux déguisé en annexe : le plan de dériveur à gréement cat de Rhodes avec ses ferrures Dyer en bronze, sa coque composite ornée de teck et son comportement sec et réactif ont permis de maintenir une flotte redoutable pendant des décennies. Il est plus lourd et plus marin que le Dhow, mais la faible hauteur du puits de dérive et le risque d'infiltration imposent au propriétaire d'inspecter et d'entretenir soigneusement les détails en bois et en fibre de verre.
Avantages
- Véritable dérive avec gréement en bronze Dyer et emplanture de mât saine
- Comportement sec et vif qui récompense les navigations régulières
- Communauté de classe active avec des régates et des rassemblements conviviaux
Les points faibles
- Stratifié mince du puits de dérive avec plaque de bois intégrée, sujet à la délamination
- Risque de s'enfoncer ou de chavirer ; non auto-redressable
- Les bancs en teck peuvent se tordre si les fixations sont négligées




