Conception et construction
Peter Peterson, architecte naval américain réputé pour ses voiliers de course performants, a dessiné le 28 avec un profil élégant et fluide : un franc-bord bas, une longue élancement d'étrave et un tableau arrière inversé. La coque est en stratifié massif de fibre de verre, drapé à la main avec des cordages tissés et un mat de fibre courte, renforcée par des varangues et des cloisons stratifiées sur place. Au-dessus de la coque, le pont utilise un sandwich de fibre de verre avec âme en balsa qui apporte de la rigidité et de l'isolation, collé à la coque par une bride intérieure boulonnée et stratifiée au mastic. Sur le pont, un revêtement antidérapant moulé facilite la traction, tandis que des mains courantes en teck, des rails de fargue et des moulures adoucissent le gelcoat blanc avec sa bande bleue et son rouf. Sous la flottaison, une quille à aileron en fonte portant 2 800 livres de lest est boulonnée à travers la coque en acier inoxydable, et un safran suspendu en fibre de verre sur une mèche en inox se suspend aux deux aiguillots et fémelots.
Gréement et comportement
Le 28 est équipé d'un gréement de sloop en tête à un seul étage de barres de flèche, simple et efficace, avec un mât en aluminium emplanté sur le pont sur une tabernacle en acier inoxydable afin de pouvoir abaisser la tige pour les ponts ou les canaux. La bôme en aluminium utilise un système de ris classique à deux points, et la grand-voile à corne arrière se règle facilement. Le enrouleur sur l'étai permet à l'équipage de prendre un ris ou d'enrouler le génois depuis le cockpit, tandis qu'un tendeur de pataras réglable contrôle la cintrure du mât. Avec une surface de voilure de 365 pieds carrés et un déplacement de 6 970 livres, son ratio surface de voile/déplacement (SA/D) de 14,9 signifie qu'il lui faut une brise soutenue pour démarrer, mais un ratio lest/déplacement (B/D) de 40,2 l'aide à porter bien sa toile et à passer dans les vagues. Dans leur évaluation pour Yachting Monthly, les chroniqueurs ont jugé ses performances assez dynamiques sur le plan local, tout en soulignant qu'il s'agissait d'un croiseur familial sûr, maniable et doux, signalant toutefois une barre légèrement lourde comme unique point faible en matière de comportement. Un ratio de risque de chavirage de 1,9 le place parmi les choix les plus sûrs pour les traversées océaniques, et sa coque à déplacement modéré, avec un ratio déplacement/longueur (D/L) de 292, se présente comme un voilier de voyage lourd, stable et raide à la toile, doté d'une bonne capacité de redressement en cas de retournement. (1)
Aménagements
À l'intérieur, l'aménagement offre cinq ou six couchages répartis dans deux cabines distinctes et le carré, dont les finitions sont en placage de teck avec des cloisons et des vaigrages blancs. La cabine avant abrite une couchette en V convertible en couchette double avec un rembourrage, ainsi qu'un coffre à suspendre, des étagères et un capot ouvrant. Les banquettes du carré servent de couchettes individuelles ou se transforment en couchette double à bâbord, autour d'une table pliante pour quatre personnes. Une cuisine à tribord, située à l'arrière du canapé, intègre une cuisinière à gaz à deux feux avec four et grill, un évier à pompe manuelle et une glacière, tandis qu'une table à cartes à bâbord avec une grande table à cartes et une couchette de quart se trouve en face. La salle d'eau, entre le carré et la cabine avant, dispose d'un lavabo manuel, d'une douche à pompe électrique et de penderies. Le magazine Yachting Monthly a jugé l'intérieur inconfortable, la cuisine petite et la table à cartes rabattable peu pratique, bien que l'équipement d'origine soit de bonne qualité et comprenne même des winches self-tailing et des tauds.
Cockpit et équipement de pont
Le cockpit est spacieux et dégagé, offrant six places assises avec une barre franche repliable qui libère de l'espace lorsqu'elle est rangée, reliée au safran suspendu. Un grand coffre de cockpit à bâbord accueille les voiles et le matériel, et le large pont avant plat facilite les manœuvres de voile et d'ancre, complété par un baille à mouillage d'étrave et un davier. Le balcon arrière en inox, le balcon avant, les chandeliers et les filières délimitent le périmètre, tandis que des coinceurs, des winches, des rails et des bloqueurs assurent un système complet de manœuvre des voiles.
Le Verdict
Le Contessa 28 intègre le ADN du croiseur-régatier de l'ère IOR dans une coque de 28 pieds qui surpasse sa longueur en termes de tenue à la mer. C'est un voilier à déplacement modéré qui semble sous-motorisé dans le petit temps mais qui récompense la brise par sa raideur à la toile et son équilibre. Ses traversées océaniques documentées par les propriétaires confirment l'aptitude du plan à la navigation hauturière, bien qu'il soit plus adapté à la croisière côtière. L'intérieur est pratique, quoique atypique, et l'inventaire d'origine était généreux pour cette catégorie.
Avantages
- Le ratio de lest élevé la maintient raide à la toile et bonne marcheuse au près
- Le ratio de risque de chavirage inférieur à 2,0 valide son programme hauturier
- Coque solide stratifiée à la main avec pont en sandwich et liaison de liaison robuste
- Équipement d'origine généreux comprenant des winches self-tailing et des tauds de cape
Les points faibles
- Performances modestes dans le petit temps compte tenu d'un ratio SA/D de 14,9
- Yachting Monthly souligne une barre un peu lourde et un intérieur peu pratique
- Une petite cuisine et une table à cartes rabattable peu maniables limitent l'habitabilité







