Conception et construction
La coque du Harbor 25 est entièrement en stratifié de fibre de verre posé à la main, et le magazine Cruising World a noté dans sa critique qu'il n'y a rien de mal à ce qu'une coque en stratifié massif s'échoue. Le pont est en sandwich balsa pour rester léger et rigide, tandis que les cloisons en sandwich de fibre de verre entre les cabines sont dures comme de la roche et se parent d'un blanc mat avec des moulures en acajou verni pour un aspect intérieur agréable. Sous la flottaison, la quille à aileron à fort déplacement et bulbe contient 1 900 livres de plomb, offrant un ratio lest/déplacement d'environ 50 %. La quille est fixée à l'extérieur à une embase, et le safran suspendu est positionné très en arrière pour un bon contrôle de la trajectoire, en particulier aux allures portantes. Fidèle à son élégante posture de daysailer, il est dépourvu de filières, bien que de robustes mains courantes sur le rouf compensent, car vous n'aurez pas besoin de quitter souvent le cockpit. (1)
Gréement et comportement
Son gréement de sloop fractionné porte une petite voile d'avant sur enrouleur, autovireuse, installée sur une bôme de foc Hoyt à baleines auto-rigolantes, avec des drisses internes renvoyées au cockpit pour faciliter les réglages. Toutes les commandes de voiles sont renvoyées à l'arrière du rouf où elles sont facilement accessibles et les bosses peuvent être glissées dans des boîtes de rangement. Le mât gréé en fraction comprend des haubans hauts et bas renvoyés à un cadène unique sur poulie, et Schock a opté pour un pataras dont le plomb réglable est astucieusement acheminé sous le pont jusqu'au cockpit. Le chariot de bôme se situe à l'arrière, hors du cockpit, ce qui libère de l'espace. Les navigateurs d'essai ont trouvé un bateau facile à mener et incroyablement réactif, passant dans le clapot sans taper, et Cruising World l'a qualifié de pur plaisir à barrer. (1)
Aménagements
Sous le pont, la cabine est agréable mais ne propose qu'une hauteur sous barrots assise, ce qui correspond parfaitement à son programme de sorties à la journée et de week-ends. On y trouve quatre couchettes de bonne taille : deux dans la cabine avant en V et deux couchettes de quart à l'arrière sous les sièges du cockpit. Une salle d'eau utilisable est située sous le capot avant, conçu pour accueillir une douche solaire pour les propriétaires de week-end. Le meuble de cuisine avec évier se trouve à bâbord dans le carré, avec une grande glacière bien isolée à tribord, et la cabine principale constitue un bel espace de vie convivial avec quatre hublots ouvrants. Sur le pont, le cockpit autovideur mesure huit pieds de long, est profond, spacieux et doté de hiloires hautes ; il permet d'asseoir confortablement six adultes, et le barreur peut choisir de regarder par-dessus la tôle du rouf ou de se mettre à l'abri derrière elle lorsque le clapot rebondit. Un grand coffre de cockpit permet de ranger les amarres et les défenses, et tout le reste des manœuvres se range dans des poches intégrées sur les hiloires et la cloison de cabine.
Équipement et propulsion
Plutôt qu'un moteur diesel, Schock a spécifié un moteur à essence quatre temps Yamaha bicylindre associé à un petit Saildrive 330, avec une hélice repliable bipale en équipement de base. L'exemplaire présenté par Cruising World était équipé d'un Saildrive Honda de 12,5 chevaux entraînant une hélice Flex-O-Fold bipale, le bloc moteur étant positionné entre les couchettes de quart. Un davier sur l'étrave permet de faciliter la croisière côtière, et le WC portable d'origine pouvait être remplacé par des WC marins optionnels selon les préférences du propriétaire. (1)
Le verdict
Le Harbor 25 est un daysailer soigneusement détaillé qui s'adapte parfaitement aux sorties de week-end sans perdre son caractère léger et réactif. Le foc autovireur et les commandes entièrement renvoyées à l'arrière rendent la navigation en équipage réduit très agréable, tandis que la quille à bulbe et le safran suspendu arrière lui confèrent un excellent comportement dans le clapot. La contrepartie réside dans une hauteur sous barrots minimale dans la cabine et une motorisation à essence là où beaucoup d'acheteurs s'attendent à un diesel.
Les points forts
- Maniabilité réactive et facile à mener, avec une carène adaptée au clapot
- Foc sur enrouleur autovireur et tous les réglages renvoyés à l'arrière
- Coque stratifiée massif par voie humide avec pont rigide en sandwich balsa
- Cockpit spacieux de huit pieds offrant six places assises avec un système astucieux pour le stockage des cordages
- Quatre couchettes et une salle d'eau positionnée pour une bonne ventilation
Les points faibles
- Hauteur sous barrots limitée à l'assise uniquement
- Moteur à essence au lieu d'un diesel
- Pas de filières ; la sécurité sur le pont repose sur les mains courantes de cabine






