Conception et lignée
L'histoire de l'origine du Laser est inhabituelle car elle montre à quel point le bateau s'est éloigné de ses intentions initiales. Kirby et Bruce l'ont conçu en 1969-1970 comme un simple voilier de camping et de croisière transportable, mais Hans Fogh a façonné sa voile en mettant l'accent sur la simplicité et les performances, et le résultat s'est transformé en un bateau privilégié par les concurrents universitaires plutôt que par les amateurs de week-end. L'International Laser Class Association a été fondée le 30 septembre 1972, et les premiers championnats du monde ont suivi aux Bermudes en 1974. En 1993, le Laser a été choisi pour les Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996 comme dériveur individuel masculin, et il est resté une classe olympique masculine depuis lors. En 2008, le Laser Radial est devenu la classe olympique féminine à Pékin. Un litige sur une marque a ensuite contraint à appeler officiellement le bateau « ILCA Dinghy », bien que la coque elle-même soit inchangée.
Construction et intégrité de la monotypie
Un Laser des années 1970 est identique à un bateau construit aujourd'hui, une affirmation remarquable de stabilité de classe qui souligne le régime strict de monotypie. La coque est en fibre de verre, et le pont porte une couche de mousse sous-jacente pour la rigidité et la flottabilité. Tous les bateaux sont construits selon les mêmes spécifications établies dans le Manuel de construction de l'ILCA, que l'International Laser Class Association fait respecter. Cette uniformité est le moteur de l'acceptation large de la classe : des régates compétitives sont possibles parce que chaque coque est, en théorie, le même bateau. La dérive sabre est amovible pour le stockage et le transport, renforçant l'esprit d'origine du car-topper, même lorsque la vie compétitive du bateau s'est imposée.
Gréement, plan de voilure et comportement
Le Laser est un dériveur monoplace gréé en cat, doté d'une voile à fourreau, d'un espar en deux parties, d'une dérive sabre et d'un safran relevable — une combinaison qui le rend rapide à gréer et à mettre en route. L'efficacité par petit temps est bonne pour un voilier monotype, mais la voile est non-réglable, ce qui signifie que lorsque la brise fraîchit, le bateau peut devenir difficile à contrôler. La classe propose aujourd'hui trois gréements interchangeables sur la coque commune : l'ILCA 7 d'origine (Laser Standard) avec une voile de 7,06 m², l'ILCA 6 (Radial) de 5,8 m² avec une section inférieure du mât plus courte, et l'ILCA 4 de 4,7 m² avec un mât inférieur pré-courbé plus court qui dépuise la voile pour les navigateurs les plus légers. Les gréements plus petits ont été développés à partir de la fin des années 1980 (le Radial reconnu en 1992) et à partir de 1997 en Angleterre (le 4.7 approuvé en 2001), permettant à la même coque de servir les adolescents jusqu'aux adultes en pleine forme.
Performances et positionnement en classe
Les performances du Laser sont quantifiées par un D-PN de 91,1 et un PHRF de 217, des chiffres qui le placent résolument parmi les dériveurs solitaires les plus réactifs. Dans leur test pour Practical Sailor, les essayeurs ont jugé son efficacité dans le petit temps bonne pour une monotypie, et ont souligné sa pertinence pour les adolescents à la recherche d'adrénaline ainsi que pour les adultes les plus en forme. Sa construction robuste, son gréement simple et sa facilité de navigation expliquent l'ampleur mondiale de la classe ; il s'agit d'une classe olympique et internationale avec un contrôle strict de l'association sur les spécifications et les règles de compétition. (1)
Propriété et transport
La dérive sabre se relève et le safran se dépose, ce qui permet de transporter facilement le Laser malgré son pedigree de course. La coque inchangée depuis les années 1970 signifie qu'un bateau d'occasion peut être aligné contre des nouveaux sans pénalité de handicap, une vertu rare pour un plan de cinquante ans. Le règlement de l'ILCA garantit que le bateau est construit pour la performance plutôt que pour le confort, et le système à trois gréements prolonge sa durée d'utilisation tout au long des changements de poids et de niveau du marin.
Le verdict
Le Laser est un classique intemporel, facile à transporter et conçu pour la performance. Son intégrité de monotype sans faille, sa filiation olympique et sa famille de gréements adaptables en font un voilier en solitaire de référence. La voile non-réglable exige du respect dans la brise, et le bateau demande un équipage raisonnablement en forme.
Avantages
- Spécifications de coque identiques depuis les années 1970 sous le contrôle de l'ILCA
- Trois gréements interchangeables permettant d'adapter l'utilisation à tous les âges et poids
- Rapide à gréer avec une voile sur fourreau, un mât en deux parties, une dérive sabre et un safran relevable
- Classe monotype mondiale avec un statut olympique et une flotte présente dans 120 pays
Les points faibles
- La voile non-réglable devient difficile à gérer lorsque la brise fraîchit
- Le franc-bord bas et l'orientation performance conviennent davantage aux adultes actifs qu'aux plaisanciers occasionnels





