Conception et origines
Mills a construit l'original comme un pur bateau d'apprentissage, et la classe a été lancée presque immédiatement : la première course officielle s'est déroulée en novembre 1947 avec huit bateaux au large de la base de loisirs du Clearwater Yacht Club. La flotte des débuts était fragile sur d'autres plans — le 20 avril 1949, un incendie dans le hangar de stockage du club a détruit 29 des pirogues, une perte dont les archives survivantes coupent la description au milieu d'une phrase. Le plan a traversé l'Atlantique en 1954 lorsque Axel Damgaard en a emporté un en Danemark pour redessiner la voile, la source s'arrêtant avant de détailler la modification complète. Ce qui a commencé comme un concept en contreplaqué est aujourd'hui un dériveur d'école mondial comptant environ 400 000 coques à son actif.
Construction
Le premier pram était une construction en contreplaqué très sobre sur le plan structurel. Sans bancs, il reposait sur un unique cadre à l'arrière du puits de dérive et sur un banc de mât positionné 11 pouces derrière le tableau arrière pour assurer la raideur transversale. La résistance longitudinale était assurée par une quille de 3/4 par 3 1/2 pouces renforcée par des pièces de bouchain, des membrures intérieures et deux serres de 3/4 par 1 1/2 pouce par bord. Le bateau affiche un maître-bau de 3,5 pieds pour une longueur hors-tout (LHT) de 7,67 pieds — une petite plateforme large pour son déplacement de 77 livres. (1)
Gréement et comportement
Le gréement à bas mât et la largeur généreuse offraient à l'original une bonne stabilité, et le comportement du bateau sous la barre d'un débutant définit encore aujourd'hui sa réputation. Les propriétaires rapportent qu'il est simple, stable et réactif, permettant aux enfants d'apprendre rapidement les bases, tandis que plus le marin gagne en expérience, le pram devient plus exigeant, avec des techniques de gréement et de réglage qui nécessitent une véritable formation. Cette dualité — accessible au premier abord, profond dans la maîtrise — constitue le génie discret de ce plan. (1)
Le verdict
L'Optimist est moins un bateau qu'un programme d'apprentissage. Le prame simplifié de Mills a transformé une plaque de contreplaqué et une couverture en une flotte de 400 000 unités qui enseigne les mécaniques de la voile avant même qu'un enfant ne soit assez grand pour faire du rappel. Sa coque courte et son gréement bas sont peu glamour à tous égards, mais c'est précisément ce qui en fait un outil d'apprentissage indestructible.
Avantages
- Monotype le plus produit de l'histoire, avec une immense flotte d'occasion
- Son gréement à bourcet simple et sa grande largeur le rendent stable et tolérant
- Évolue avec le marin, de la première vire de bord au réglage avancé
Inconvénients
- La forme de prame émoussée ne procure ni élégance ni vitesse pour la plaisance adulte
- Les premières flottes en bois étaient vulnérables aux incendies de stockage et à la pourriture






