Conception et construction
Là où un dériveur traditionnel s'appuie sur la fibre de verre et une élégance fragile, le Hunter 140 est construit en polyéthylène robuste et résistant aux UV grâce à un procédé de thermoformage à double feuille, avec une mousse à cellules fermées sandwichée entre les coques intérieure et extérieure, ce qui le rend pratiquement insubmersible. La construction est classée ACP — plastique thermoformé et protégé contre les UV avec une âme en mat de verre et une mousse injectée — comme base matérielle de cette insubmissibilité, et la coque en plastique ignore simplement les pontons, les rochers et des décennies d'usure. Avec un poids total de seulement 185 lb, pour environ 140 lb de coque, le bateau est assez léger pour être transporté sur le toit d'une voiture, tandis que la flottabilité de la mousse et la stabilité intégrée garantissent qu'une coque échouée reste à flot. L'étrave inclinée et le tableau arrière vertical lui confèrent le profil conventionnel d'un dériveur, mais la substance est un plastique moderne et solide. (1)
Gréement et comportement
Le Hunter 140 porte un gréement de sloop fractionné sur un mât autoporteur en aluminium qui se dresse en quelques secondes, associé à une bôme en aluminium et un gréement dormant en acier inoxydable. La grand-voile entièrement lattée sur enrouleur de 100 pieds carrés est proposée en Dacron ou en Mylar optionnel, et un foc sur enrouleur optionnel de 35 pieds carrés porte la surface de voilure au près à environ 135 pieds carrés. Un safran relevable et une dérive permettent au bateau de n'avoir qu'un tirant d'eau de 6 pouces avec tout relevé pour faciliter le transport sur remorque et le lancement depuis la plage, puis de descendre à 3 pieds pour naviguer. Le bateau est rapide à gréer en moins de 10 minutes et assez tolérant pour les débutants, tout en étant capable de planer dans 12 à 15 nœuds de vent — une combinaison qui explique sa popularité en tant que voilier d'école et sa persistance en régate monotype.
Aménagements
Il s'agit d'un daysailer, pas d'un croiseur, mais le cockpit est véritablement convivial. Il accueille confortablement quatre adultes ou un instructeur et trois enfants derrière des hiloires hautes, et les données de référence indiquent une capacité d'aménagement cible de trois occupants. Un puits de jauge autovideur permet de rester au sec sur ses pieds, et les hiloires hautes offrent une certaine sécurité pour les équipages moins expérimentés. Il n'y a ni lest ni espace sous le pont — le bateau est un dériveur monocoque construit autour d'un cockpit ouvert et tolérant. (1)
Le verdict
Le Hunter 140 s'impose comme un voilier d'école et de promenade presque indestructible, que les familles et les programmes peuvent solliciter pendant des années. Sa coque en plastique comblée de mousse, son gréement rapide et sa polyvalence grâce à son faible tirant d'eau en font un premier bateau idéal, bien que les régatiers à la recherche d'une monotypie pure trouvent ailleurs des structures de classe plus développées. Les sources divergent sur l'année de début de production (1998 selon un compte rendu de l'époque, 2003 selon une référence).
Avantages
- Construction en mousse à cellules fermées pratiquement insubmersible dans une coque en plastique résistant aux UV
- Échelons et gréement en quelques minutes ; mât autoporteur et enrouleur simplifient les manœuvres
- Dérive pivotante et safran relevable pour un tirant d'eau de 6 pouces sur remorque et 3 pieds sous voiles
- Tolérant et capable de planer ; apprécié par les écoles et encore utilisé en monotypie de régate
Les points faibles
- Pas de lest ni d'aménagements fermés ; strictement un voilier de jour
- Dates de début de production contradictoires dans les archives (1998 contre première construction en 2003)





