Conception et construction
Le Mk I est avant tout à comprendre comme un Columbia 24 rallongé : il gagne deux pieds supplémentaires au milieu du bateau, tandis que le cockpit et la coquerie arrière restent identiques à ceux du modèle plus petit. Un second vitrage de descente à l'avant et une tonture assez droite distinguent le 26 de son prédécesseur. Sur le plan structurel, environ la moitié du déplacement de 5 200 livres correspond à un lest en plomb de 2 300 livres placé bas dans la quille, et la coque est en stratifié massif de fibre de verre avec un pont en stratifié massif. Le puits profond situé à l'arrière de la quille, alimenté par des cales inclinées, recueille toute l'eau qui entre dans le bateau, tandis qu'une cloison étanche sépare la coquerie arrière — équipée d'imbornales et d'un puits pour un court arbre moteur hors-bord — de la cabine principale. (2)
Gréement et comportement
Le Mk I est un sloop en tête avec un triangle avant de 31,5 pieds, un J de 10,5 pieds, une corne de grand-voile de 27,3 pieds et un bas de voile de 11 pieds, offrant une surface de voilure proche de 321 pieds carrés et une hauteur sous barrots de 37 pieds. Les propriétaires ont poussé le bateau très loin : un skipper a navigué sur sa coque dans des mers rapides du golfe de 12 à 14 pieds, puis a délibérément tenté de la faire chavirer à Tampa Bay sous grand-voile pleine et foc à 150 % dans 25 nœuds de vent, rapportant que le mât ne pouvait pas être poussé à l'eau et qu'aucune eau n'est entrée dans le cockpit. Le brion reculé et le safran fixé façonnent le comportement en espace restreint, et la hauteur sous barrots de six pieds un indique une cabine conçue pour la croisière côtière plutôt que pour la régate. (2)
Aménagements
Columbia a conçu le 26 pour la croisière côtière, et le volume intérieur s'en ressent grâce à l'ajout d'une section centrale par rapport au 24. La cloison étanche du ravier arrière et le puits de moteur dédié témoignent d'une approche pratique pour l'évacuation des eaux et la propulsion auxiliaire : un moteur in-bord optionnel monté sous et derrière les marches de la descente nécessitait de déposer la quille et le safran pour accueillir l'embase de l'hélice. Une hauteur sous barrots de 6'1" (1,85 m) et une largeur de 8 pieds (2,44 m) offrent à la cabine un espace utilisable, bien que compact, pour un couple ou une petite famille en eaux abritées. (2)
Points faibles connus
La vulnérabilité majeure réside dans la logique même de l'assèchement de la coque. Comme les fonds inclinés et le puits d'eau arrière profond rassemblent toute entrée d'eau en un seul compartiment bas, une fuite lente devient invisible tant que le puits n'est pas plein, et la seule barrière entre cette eau et l'espace de vie est la cloison étanche située au niveau du puits de mouillage de la coquerie. La cloison et ses joints méritent une inspection minutieuse, tout comme le puits lui-même, car la conception ne propose aucun chemin d'évacuation automatique vers l'arrière une fois que l'eau a franchi les dalots du cockpit. (2)
Le verdict
Le Columbia 26 Mk I est un voilier de croisière côtière durable et abordable du début de l'âge de la fibre de verre pour les bateaux de série, doté d'un ratio lest/déplacement qui lui confère de la raideur à la toile et d'une forme de coque prouvée incapable de se retourner lors d'un essai de chavirage volontaire. Ses faiblesses relèvent de sa plomberie, non de sa structure.
Avantages
- Le lest en plomb centré bas, représentant près de 44 % du déplacement, apporte raideur à la toile et réserve de flottabilité
- La cloison étanche de la baille arrière et le puits de moteur à dalots permettent de gérer les entrées d'eau mineures
- Résistance éprouvée contre le départ au lof, sans aucun risque d'inondation du cockpit lors des essais des propriétaires
Les points faibles
- Le puits de cale profond à l'arrière cache les fuites jusqu'à ce qu'une quantité importante d'eau se soit accumulée
- La quille longue avec sa dérive fixée limite l'agilité des manœuvres par rapport aux modèles ultérieurs à aileron suspendu









