Conception et construction
Avec une longueur hors-tout de 18 pieds 6 pouces et une longueur à la flottaison de 16 pieds 6 pouces, le Potter 19 est construit sur une coque en stratifié massif sur chaque exemplaire, tandis qu'International Marine est passé des ponts en sandwich contreplaqué au balsa pendant son mandat. La quille relevable se hisse verticalement dans la coque et peut être réglée à différents niveaux, et la dérive elle-même est d'une conception simple et fiable sans pièces mobiles. Des cales en mousse à cellules fermées à l'avant et à l'arrière rendent le 19 insubmersible, un atout rassurant pour un bateau destiné à naviguer au ras des plages. La quille relevable pèse 300 livres et, lorsqu'elle est entièrement abaissée, affiche un tirant d'eau de 3 pieds 7 pouces ; relevée, le tirant d'eau se réduit à seulement 8 pouces, et avec le safran relevable, le bateau peut être mené tout droit sur la plage. (1)
Gréement et manœuvres
Le gréement fractionné permet de porter une grand-voile de bonne taille, et un bout-dehors robuste fait partie intégrante de l'équipement de pont. Un système astucieux de matage permet à une seule personne de hisser le mât, et la plupart des propriétaires rapportent pouvoir être en route en moins d'une heure depuis l'arrivée sur la rampe de mise à l'eau. Toutes les manœuvres sont généralement renvoyées à l'arrière, et les écoutes de foc ainsi que le winch de dérive sont bien placés, bien que l'écoute de grand-voile soit un peu inconfortable : elle descend en angle depuis l'extrémité de la bôme, obligeant le barreur à garder ses distances. Avec un tirant d'air d'environ 7,62 mètres (25 pieds) pour un mât de 22 pieds 6 pouces, le bateau est bien équilibré au largue, et les propriétaires signalent des vitesses de 5 nœuds dans des vents de 10 nœuds et plus au travers. La remontée au près n'est pas le fort du Potter 19, qui ne supporte pas de naviguer beaucoup plus serré qu'à 50 degrés de vent apparent. (1)
Aménagements
Sous le pont, la hauteur sous barrots est d'à peine 1,50 m (cinq pieds), mais l'aménagement exploite pleinement le volume. Une sorte de cuisine est en sandwich entre les couchettes, avec une cuisinière à butane à tribord et un évier à bâbord, et des coffres se situent sous les couchettes, sous l'évier et la cuisinière, ainsi que dans les rangements des dossiers de sièges et dans la baille à mouillage. À l'extérieur, deux adultes ont de l'espace pour étendre leurs jambes dans le cockpit, la visibilité est excellente et le bouchain avant a tendance à dévier l'eau sur le côté pour maintenir le cockpit relativement sec, même dans un clapot court. Des mains courantes sur les parties haute et basse du rouf, ainsi qu'un revêtement antidérapant beaucoup plus performant sur les bateaux récents, facilitent les déplacements sur le pont. (1)
Known Issues
Certains propriétaires de bateaux plus anciens, datant du milieu des années 1980, ont signalé de légères problèmes structurels avec l'ancrage du puits de dérive. Au-delà de cela, le principal point de vigilance réside dans la géométrie de l'écoute de grand-voile, qui oblige le barreur à rester à l'écart du système d'amure à l'extrémité de la bôme. (1)
Refits et propriété
La plupart des bateaux sur le marché de l'occasion sont équipés de génois à recouvrement au lieu d'un foc fonctionnel, et beaucoup de ces 19 ans incluent un enrouleur souple CDI sur l'étau d'amure. Les nouveaux bateaux sont livrés de série avec une voile d'avant à recouvrement de 110 % et des moteurs hors-bord Tohatsu à arbre long de cinq chevaux, tandis que la plupart des bateaux d'occasion sont équipés de moteurs hors-bord de cinq ou six chevaux de marques variées ; une chaise moteur réglable rend le hors-bord plus efficace et facile à soulever lors des navigations au mouillage. Les bateaux plus récents comprennent également un baille à chaîne, une ajout utile pour ceux qui mouillent au mouillage. (1)
Le verdict
Le West Wight Potter 19 est un petit croiseur remarquablement marin pour sa longueur, combinant un tirant d'eau faible permettant de s'échouer avec une coque véritablement insubmersible et un gréement adapté à la navigation en solitaire. Il récompense le marin qui le maintient au largue et porte beaucoup de voile d'avant, et sa simplicité de mise à l'eau sur remorque lui a permis de rester en production pendant des décennies. Les rapports sur le puits de dérive du milieu des années 1980 et l'écoute de grand-voile peu pratique sont les seules véritables réserves face à ce pocket-cruiser autrement astucieux.
Les points forts
- La quille relevable verticalement et le safran relevable permettent de naviguer juste au bord de la plage
- La coque en stratifié massif avec mousse à cellules fermées rend le bateau insubmersible
- Le matage du mât en solitaire et les manœuvres renvoyées à l'arrière conviennent parfaitement à la navigation en équipage réduit
- Un cockpit spacieux et une navigation sèche grâce au brion avant qui dévie l'eau
Les points faibles
- Performances au près limitées à environ 50 degrés apparents
- Écoute de grand-voile à l'extrémité de la bôme peu pratique, obligeant le barreur à rester à l'écart
- Rumeurs structurelles mineures sur le puits de dérive sur les bateaux du milieu des années 1980
- Hauteur sous barrots de cinq pieds sous le pont limitant le confort debout








