Conception et construction
Le Somersault 26 de Newick est un trimaran de 26 pieds avec un maître-bau de 21 pieds, doté d'une coque et d'un pont en stratifié massif — sans âme ni sandwich. L'aménagement est fixe plutôt que repliable : il ne se replie pas, mais s'assemble comme un jeu de construction Tinkertoy, avec des puits de mât (akas) en forme de défenses de mastodonte s'emboîtant dans des logements sur les flotteurs latéraux (amas) et la coque principale. Le montage ou le démontage prend environ quatre heures. Point crucial, les flotteurs latéraux et la coque principale ne sont maintenus ensemble que par les haubans et le trampoline, un détail que l'un des copropriétaires cite comme la raison pour laquelle il le considère comme un voilier strictement côtier, car il n'y a aucune redondance dans la structure transversale si un accouplement se détache. (1)
Gréement et comportement
Le bateau est gréé en sloop fractionné avec 365 pieds carrés de voilure et une quille à dérive offrant un tirant d'eau minimum d'un peu plus d'un pied et un maximum de 4,5 pieds. Sur l'eau, il se montre élégant et très rapide, les bras souplesment flexibles à chaque vague, conférant à la navigation une qualité vivante et organique que les propriétaires trouvent très singulière. Le matage est une opération à trois personnes utilisant un mât Hobie 16 coupé et un outil spécial qui s'insère dans le rail de mât — ce n'est pas une manœuvre individuelle. La comparaison du Small Boat Journal de 1989 la plaçait aux côtés du F-27, du Dragonfly et du Firefly, ce qui situe le Somersault parmi les petits trimarans performants de l'époque plutôt que parmi les croiseurs.
Aménagements et refits
Avec un déplacement de seulement 1 500 livres et une longueur à la flottaison de 25 pieds, le Somersault est une plateforme côtière légère plutôt qu'un bateau conçu pour y vivre à bord. Les refits des propriétaires montrent le type de personnalisation que séduit un bateau rare : sur la coque n°5, la barre franche a été déplacée au-dessus et derrière le chariot de bôme pour libérer l'espace du cockpit, et une peinture complète des bras, de la coque et du pont a nécessité trois printemps de travail. Le prototype, identifié comme la voile numéro 1??, se trouvait dans le nord de la Californie et était en cours de restauration, ce qui prouve que même les premières coques sont maintenues en vie par des propriétaires passionnés.
Known Issues
Le principal point faible structurel réside dans la nature à un seul point de la liaison entre les bras de croix. Comme seuls les haubans et le trampoline maintiennent les puits de flottaison au corps principal, toute défaillance dans cette chaîne ne laisse aucune alternative — une caractéristique inhérente à la conception qui explique pourquoi les propriétaires se limitent aux eaux côtières. Il n'existe pas de second système de retenue, et l'ensemble dépend du bon calage des puits en forme de défenses dans leurs logements chaque fois que le bateau est monté.
Le verdict
Le Somersault 26 est un trimaran Newick rare, rapide et plein de caractère pour le navigateur côtier qui privilégie la légèreté et un comportement vivant plutôt que la redondance et le volume. Peu d'unités ont été construites, et chaque exemplaire survivant porte l'histoire d'un propriétaire passionné. Il récompense le plaisancier actif sur multicoque mais exige du respect pour son système d'amarrage AMA monoplace.
Les points forts
- Très rapide et gracieux sur l'eau avec un comportement caractéristique de « flexing-ama »
- Déplacement léger de 1 500 lb et tirant d'eau minimum faible de 1,08 ft pour un accès facile à la plage
- Se monte comme un jeu de construction sans aucun mécanisme de repliage à entretenir
Inconvénients
- Les flotteurs maintenus uniquement par des haubans et un trampoline — aucune redondance, programme strictement côtier
- Le montage de quatre heures et la nécessité d'un équipage de trois personnes pour lever le mât limitent la spontanéité
- Seulement 12 à 13 unités construites, rendant les pièces de rechange et les coques comparables rares




