Conception et construction
Neptun a construit le 26 comme le reste de sa gamme : des matériaux de haute qualité et un stratifié manuel laborieux en polyester renforcé de fibre de verre, avec une coque et un pont en stratifié massif plutôt qu'un sandwich composite. La version à quille fixe pèse 2 100 kg pour 550 kg de lest en fonte, tandis que la variante à dérive pivotante affiche 1 950 kg pour 480 kg de lest et une dérive qui porte le tirant d'eau de 0,65 m à 1,28 m. La configuration dériveur a été conçue spécifiquement pour les lacs peu profonds allemands tels que le Steinhuder Meer et le Dümmer See, offrant ainsi au modèle une double personnalité entre les marinas côtières et les eaux intérieures restreintes. Sur le pont, les zones piétonnes disposent d'un profil antidérapant intégré dans le gelcoat, la superstructure arbore des mains courantes en teck et un balcon de sécurité se situe à la hauteur de 65,5 cm prescrite par la DSV. Un cockpit autovideur complète le pont de survie. (1)
Gréement et comportement
Le bateau est équipé d'un gréement en tête et sa production d'époque se divise clairement en deux générations : de 1973 à 1976, les hublots étaient situés dans des joints en caoutchouc avec le court gréement « doré », tandis que le début de l'année 1976 a introduit des hublots surélevés et le long gréement « noir » sur toute la gamme Neptun. La version à quille à aileron affiche un tirant d'eau d'environ 1,10 m selon la charge, ce qui lui permet de glisser dans les ports peu profonds, tandis que la version quille avec dérive ramène ce chiffre à 0,65–0,75 m. Avec une surface de voilure proche de 32 mètres carrés et un ratio déplacement/longueur (D/L) de 208,84, la classe se situe dans la catégorie des déplacements légers, et le ratio SA/D de 19,98 confirme une coque vive et facile à mener. Le ratio de risque de chavirage de 2,11 l'exclurait des régates océaniques, mais la surface mouillée d'environ 16 m² et un taux d'immersion proche de 572 livres par pouce décrivent un petit bateau raide à la toile et réactif. Un Bukh DV20 le pousse à un rythme pratique de 6,0 nœuds, atteignant ainsi le maximum théorique de déplacement-coque. (1)
Aménagements
Sous le pont, l'aménagement standard est une configuration avec table à manger, la cuisine à tribord en avant de la cloison principale, et une hauteur sous barrots de 1,75 m que les critiques ont qualifiée de supérieure à la moyenne pour cette taille. Les menuiseries intérieures du bateau standard utilisaient du bois d'écho en teck collé étanchéité. La cuisine comprenait un évier alimenté par un réservoir d'étrave via une pompe électrique, et la version De Luxe ajoutait une cuisinière à alcool à deux feux sur cardan ainsi qu'un WC marin à pompe dans un compartiment séparé doté d'un lavabo coulissant. Les rangements sont pratiques : un grand coffre à bâbord accueille les défenses et les amarres, tandis qu'un coffre arrière à tribord abrite le réservoir de carburant. Une ligne d'arbre moteur permet d'installer un moteur hors-bord ou électrique, et le volume sous le cockpit spacieux permet d'intégrer un moteur diesel.
Refits et propriété
Le changement de gamme au début de l'année 1976 constitue le point de référence clé pour l'achat d'un modèle à refaire : les bateaux ultérieurs ont bénéficié des fenêtres collées modernes et d'un gréement plus long, de sorte qu'un exemplaire ancien peut nécessiter une mise à niveau du gréement et des fenêtres pour correspondre aux normes ultérieures. L'arbre d'hélice et la boîte à outils du cockpit ont été conçus dès le départ pour accepter une conversion au diesel, ce qui rend les mises à niveau moteur un projet simple pour le propriétaire plutôt qu'une modification structurelle complexe.
Le verdict
Le Neptun 26 est un petit croiseur soigneusement conçu dont la stratification de fibre de verre artisanale et son programme biquille lui confèrent une flexibilité inhabituelle entre les lacs peu profonds et la navigation côtière. Ses caractéristiques de voilier de régate léger et sa hauteur sous barrots supérieure à la moyenne en font un week-end dynamique et habitable, bien que le système de dérive et les détails des premiers vitrages méritent une inspection attentive.
Avantages
- Construction en stratifié massif drapé à la main avec des finitions en teck et un profil de pont antidérapant
- L'option quille avec dérive ouvre les eaux intérieures peu profondes, tandis que la quille fixe reste idéale pour les ports
- Hauteur sous barrots supérieure à la moyenne de 1,75 m et aménagement pratique du carré avec des coffres de rangement dédiés
- Coque vivante à déplacement léger avec un SA/D proche de 19,98 et une navigation au moteur facile à 6 nœuds
Les points faibles
- Le ratio de risque de chavirage de 2,11 l'exclut de la course au large
- Les fenêtres à joint d'étanchéité en caoutchouc d'époque (antérieures à 1976) et le gréement court sont désuets par rapport aux normes actuelles
- Le puits de dérive et les équipements de petit tirant d'eau ajoutent des points d'entretien par rapport à une quille fixe








