Conception et construction
La coque a été stratifiée à la main en tissu de verre et laine de roving avec de la résine polyester, et le pont a été boulonné à une bande de liaison rentrante sur l'œuvre morte de la quille. Certaines ponts étaient sandwichs contreplaqué, d'autres contreplaqué balsa, et les bateaux ultérieurs ont intégré des contre-moules en fibre de verre dans la pointe avant et le carré. Environ 500 livres de lest supplémentaire ont été ajoutées après les premières coques, et les modèles plus anciens disposeraient d'une stratification plus épaisse. La dérive pivotante est en fibre de verre et s'insère parfaitement dans la quille sans gêner l'espace du carré, permettant ainsi d'utiliser pleinement le milieu du bateau. Au-dessus de la ligne de flottaison, le bateau présente des sections en V à l'avant, un maître-bau conservateur, de longs élancements à l'avant et à l'arrière, un franc-bord bas et un rail de fargue en teck bas, avec des passavants larges pour un bateau de cette largeur. (1)
Gréement et comportement
Le Morgan 30 est un sloop en tête avec un plan de voilure à fort allongement relativement bas, construit autour d'un grand génois à recouvrement. Le mât est un gréement autoporteur à un étage, légèrement conique, avec des haubans qui sortent du bord et une étoile en aluminium coulé à l'étrave. La bôme d'origine était une pièce d'extrusion lourde conçue pour tourner sur des bagues pour un système de prise de ris rapide précoce, mais le constructeur a ensuite fortement recommandé de revenir à la voie classique de ris. Sous voiles, il est extrêmement bien équilibré et présente un mouvement doux dans la mer au mouillage ; par 12 nœuds de vent avec un génois à 130 %, il remontait seul au près, et tenait son cap jusqu'à 120 degrés du vent sans aucune attention à la barre. La dérive est un outil d'équilibrage de la barre. Cela dit, il n'est pas rapide à accélérer, pas le plus vif autour des flotteurs, et loin d'être agile à côté des 30 pieds modernes à quille à aileron. Les marche-arrière au moteur demandent de la prudence, et la section en V sur l'étrave a contourné les grosses vagues lors des essais, bien que le franc-bord bas et la faible longueur à la flottaison promettent un cockpit mouillé dans la brise. (1)
Aménagements
Sous le pont, le Morgan 30 offre une hauteur sous barrots de 1,88 m (6 pieds 2 pouces) et un aménagement standard comprenant une cuisine qui court d'avant en arrière à tribord et une table à manger à bâbord. Une porte coulissante située sous le mât sépare la cabine avant en V, la salle d'eau à bâbord et la penderie à tribord du carré principal. Sur le papier, il offre sept couchages. Le cockpit est assez spacieux pour que quatre adultes naviguent confortablement, protégés uniquement par un plat-bord bas. Il n'y a pas de table à cartes, et la chaîne et l'ancre sont renvoyées sous le pont par un tube de bôme. Les capacités de réservoirs standard comprenaient un réservoir d'eau de 220 litres (58 gallons) et un réservoir de carburant de 53 litres (14 gallons), avec des pompes de lavabo manuelles dans la cuisine et les WC, ainsi qu'une seule batterie alimentant un tableau électrique simple de 12 volts.
Known Issues
La liaison coque-pont est une source d'infiltration fréquente sur les bateaux plus anciens, et les dalots de cockpit sont petits avec seulement un plat-bord bas au niveau de la descente, un ensemble à surveiller par gros temps. Des bulles osmotiques sont apparues sur de nombreuses carènes Morgan, bien que les modèles plus anciens semblent moins sujets. Les projets de restauration révèlent régulièrement des dérives cassées, des hublots qui fuient et des emplantures de mât corrodées. Certains bateaux en kit finis par des propriétaires ont été vendus à l'état de coque nue et peuvent apparaître dans la flotte avec une qualité de finition inconnue.
Refits et propriété
Les coques plus récentes ont bénéficié de contre-moules en fibre de verre qui ont simplifié la structure intérieure, et le conseil du chantier lui-même d'abandonner le système de ris sur bôme pivotante au profit d'un système classique de ris classiques est à suivre sur tout exemplaire encore équipé de l'accastillage d'origine. La motorisation à essence provenait d'un Palmer M60 sur les bateaux plus anciens ou d'un Universal Atomic Four, et le système électrique simple laisse de la marge pour une modernisation progressive sans avoir à refaire toute la cablage.
Le verdict
Le Morgan 30 est un croiseur côtier équilibré et marin, doté d'une configuration de dérive à petit tirant d'eau qui élargit son bassin de navigation, enveloppé dans une coque en fibre de verre simple et accessible pour un propriétaire-réhabilitateur. Ce n'est pas une fusée ni un outil de manœuvre pour le port et la restauration rapide, mais il récompense une barre patiente.
Avantages
- Barre bien équilibrée qui permet de naviguer en autoguidage au près comme au portant sur une large plage d'angles
- La dérive offre un tirant d'eau de 3 pieds 6 pouces pour le rase-cailloux, tandis que le lest reste dans la quille
- Hauteur sous barrots complète et cabine avant séparée pour un plan de 30 pieds des années 1960
Les points faibles
- Les petits dalots de cockpit et le plat-bord bas du tambu limitent la sécurité par gros temps
- Les fuites au niveau de la liaison coque-pont et le risque d'osmose exigent une surveillance constante lors des expertises
- Accélérations molles et comportement arrière faible sous moteur par rapport aux quilles à aileron modernes








