Conception et construction
Le Mercury a toujours été un modèle de polyvalence maîtrisée. Sparkman & Stephens l'a conçu de sorte que le modèle dériveur, en raison de la forme de sa coque et de ses œuvres mortes hautes, procure plus de sensations de quillard que la plupart des bateaux de sa taille qui mouillent avec une dérive, tandis que la version à quille fixe troque le puits de dérive contre une stabilité accrue et davantage d'espace dans le cockpit. Les premiers bateaux étaient en bois, mais Cape Cod Shipbuilding a fait passer la classe au composite en 1948 et les construit ainsi depuis. Les deux versions offrent aux marins des sièges situés au-dessus de réservoirs d'air formés par les assises elles-mêmes, un détail qui permet au bateau de rester à flot même lorsque le cockpit est plein d'eau. Le modèle à quille fixe pèse 730 livres avec 300 livres de lest en fonte, contre 470 livres pour le modèle dériveur, et son tirant d'eau de 3 pieds 3 pouces contraste avec les 6 pouces de la dérive haute et les 3 pieds 10 pouces de la dérive basse. (1)
Gréement et comportement
Le gréement standard est un sloop fractionné avec des espars en aluminium et une bôme sur enrouleur, portant 119 pieds carrés de voilure sur un gréement dormant et courant livré avec l'ancre du bateau. Une taquetière à cardan pour l'écoute de grand-voile se trouve sur le pont arrière, et un liston en vinyle termine le plat-bord. Sur l'eau, le Mercury glisse facilement à l'ancre, et le cockpit est conçu pour cinq personnes mais peut être manœuvré par deux. Le modèle dériveur se lance et se grée sur une rampe avec la remorque optionnelle ; le modèle quillard fait de même mais nécessite plus de profondeur pour flotter à l'ancre. Sa modeste surface mouillée en fait un voilier d'école idéal pour les eaux calmes, utilisé par de nombreux programmes pour les débutants comme pour les marins expérimentés. (1)
Aménagements
Il n'y a pas de véritable cabine ; le Mercury est un daysailer ouvert dont l'« aménagement » réside dans la géométrie du cockpit. Cinq personnes peuvent s'asseoir, deux peuvent naviguer, et le plancher sans puits de la version à quille fixe offre aux passagers plus d'espace que le plan à dérive ne permet de gagner au mouillage. Pour un bateau de cette longueur, son maître-bau de 1,65 mètre et ses œuvres mortes hautes créent un cockpit sûr et convivial plutôt qu'un caisson de régate étroit. (1)
Propriété et refits
La production s'est poursuivie sans interruption depuis les modèles d'origine en bois, en passant par le changement vers la fibre de verre en 1948, jusqu'à aujourd'hui, avec Sparkman & Stephens qui continue de percevoir la redevance de deux dollars par bateau fixée dès 1940. L'équipement standard comprenait depuis longtemps un antifouling, ce qui permet à l'entretien de la coque d'un bateau d'occasion de partir sur une base protégée. La remorque optionnelle rend cette coque de 470 ou 730 livres facilement maniable dans un jardin. (2)
Le verdict
Le Mercury 15 FK est une unité rare : un dériveur d'apprentissage pour enfants qui n'a jamais perdu son utilité, construit avec le soin d'un seul chantier pendant plus de huit décennies. Le modèle à quille fixe est le voilier de jour le plus équilibré ; le modèle dériveur est l'aventurier le plus transportable.
Les points forts
- La version à quille fixe apporte de la stabilité et un espace de cockpit dégagé pour mouiller l'ancre
- Les réservoirs d'air intégrés aux sièges permettent de maintenir le bateau à flot en cas de cockpit inondé pour mouiller l'ancre
- Production continue depuis 1939 avec un soutien constructeur constant pour mouiller l'ancre (1)
Les points faibles
- Le modèle à quille nécessite des eaux plus profondes pour être mis à l'eau depuis une ancre de remorque
- Avec ses 4,6 mètres, limité à la navigation en eaux abritées et aux équipages réduits (1)






