Conception et construction
Les Beetle Cats sont des bateaux en bois construits par le procédé de bordage sur membrures, avec un revêtement en cèdre blanc de l'Atlantique sur des membrures en chêne blanc ; il n'existe aucune version en fibre de verre de ce type d'ancre. Le pont est structurellement fait en pin blanc avec un bordé en cèdre recouvert de toile, les joints sont calfatés au coton et chaque fixation ainsi que chaque élément d'accastillage sont en bronze. La dérive est spécifiée en contreplaqué ou en bois massif d'un quart de pouce nominal et peut être conique, tandis que le safran est une pale en contreplaqué ou en bois massif d'un pouce nominal qui ne doit pas être conique sur douze pouces à partir de son bord avant. Le profil particulier du safran est volontaire, destiné à offrir au barreur un excellent contrôle sur un voilier à très faible tirant d'eau, et toute la structure est extrêmement robuste. Les règles de la classe permettent de polir la dérive et le safran à condition de respecter les contours prévus, et elles autorisent également l'association New England Beetle Cat Boat Association à approuver des méthodes de réparation alternatives, comme la stratification de la coque ou la moulage sur mesure, au cas par cas. (1)
Gréement et comportement
Le gréement cat porte une grande grand-voile aurique sur des espars en épicéa, avec une bôme basse qui surplombe le tableau arrière, sans halebas de bôme, chariot de bôme ou bosses de foc pour compliquer les choses au mouillage. La voile elle-même est strictement contrôlée par la fiche technique de la classe : elle peut être en Dacron ou en fibre naturelle à des poids de tissu minimums, avec un rond de chute ne dépassant pas 5,28 mètres (17 pieds 4 pouces) et une base de 3,81 mètres (12 pieds 6 pouces) à 3,96 mètres (13 pieds), trois lattes, cinq points de ris égaux et cinq ferrures de bordure. Aux allures portantes, le gréement offre une bonne surface de voilure, mais au près, l'aurique perd de son efficacité et fait beaucoup virer la grand-voile ; le gréement n'est pas très performant au près, tout comme la coque et la dérive, et le bateau s'est révélé présenter une forte barre ardente selon l'expérience d'un critique. Les règles de la classe autorisent des haubans fixes, des bosses de guindant et de pic alternatives, ainsi qu'une drisse de pic configurée avec un poulie simple supplémentaire ou un remplacement à deux poulies, de sorte que le gréement dormant et le gréement courant ont toujours admis des variations mesurées. (1)
Aménagements
Il n'y a pas de véritable cabine, et le bateau n'a jamais été conçu pour en avoir une. Le grand cockpit est assez spacieux pour accueillir deux adultes de grande taille et peut en accueillir quatre si le propriétaire accepte de mouiller au mouillage. Les règles de la classe autorisent explicitement l'utilisation de tiroirs, d'étagères, de panneaux de nom et similaires, mais l'essence même du concept reste un daysailer ouvert avec un plancher central, un puits de dérive et un pont avant qui peut accueillir des taquets supplémentaires ou une combinaison de taquets d'écoute de grand-voile pour mouiller. (1)
Known Issues
La construction qui rend un Beetle Cat charmant est aussi celle qui exige de l'attention. Les joints de cèdre calfatés à la chaux sur les membrures en chêne sont sujets à s'ouvrir à mesure que le bois travaille, et une dérive en bois logée dans un puits va gonfler, se rétracter et pourrir si de l'eau stagne. La grande dérive brute et le safran aux formes étranges sont tous deux en bois massif ou contreplaqué soumis à des épaisseurs minimales, et tout amincissement ou profilage hors règles peut les affaiblir. Les matériaux eux-mêmes imposent de surveiller l'état des joints, l'usure de la dérive et la corrosion des fixations, compte tenu de l'accastillage entièrement en bronze et du pont recouvert de toile.
Refits et propriétaires
La restauration fait partie de la culture. Dans un article paru dans le SAIL Magazine, l'International Yacht Restoration School à Newport, Rhode Island, signale que ses élèves continuent d'œuvrer sur et de restaurer de vieux Beetles. Les spécifications de classe publiées par Beetle, Inc. en 1995 constituent la référence pour les bateaux qui participent aux régates associatives, offrant ainsi aux propriétaires souhaitant s'engager en compétition un règlement clair pour les modifications du gréement et de l'équipement. L'équipement requis pour les épreuves est simple : une ancre avec sa chaîne, un bailleur ou une pompe, un gilet de sauvetage par personne, un aviron ou une pagaie, et un appareil de communication — ce qui montre à quel point les besoins opérationnels du bateau sont réellement minimalistes. (2)
Le verdict
Le Beetle Cat est un retour aux sources qui refuse de s'excuser. Il est robuste, simple et profondément traditionnel, à savourer au mieux comme un voilier de jour dans des eaux abritées plutôt que comme une machine de près. La torsion du gréement aurique et l'absence de raideur à la toile de la coque sont des caractéristiques de ce type de bateau, et non des défauts à corriger par la technique, tandis que la construction en bois est un lien continu entre le propriétaire et son bateau.
Les points forts
- Construction en cèdre sur chêne avec bordé sur membrures, accastillage entièrement en bronze et réputation de solidité
- Cockpit large et spacieux pour un bateau de 12 pieds, permettant d'accueillir confortablement deux personnes et quatre en cas de besoin
- Les règles de classe et le processus d'approbation de l'association maintiennent la restauration et les variations de gréement ordonnées
Les points faibles
- La grand-voile aurique se déforme beaucoup au près ; la coque et la dérive ne sont pas très raides à la toile et le bateau présente une forte barre ardente
- Les joints en bois, la dérive et le safran nécessitent un entretien continu que le stratifié éviterait
- Pas de cabine, pas de chariot de bôme, pas de halebas de bôme, et des systèmes auxiliaires minimaux selon les standards modernes






