Guide d'achat Yachting World Diamond
Le Yachting World Diamond est un quillard à bouchains multiples conçu par Jack Holt et d'une longueur nominale de 30 pieds, pensé pour la régate et la croisière côtière à courte distance, puis rebaptisé à partir du Yachting World Keelboat. Construit d'abord en bois, puis en composite (GRP) à partir du milieu des années 1970, et en sandwich mousse au début des années 1980, cette classe bénéficie d'une forte présence australienne et d'un regain d'intérêt actuel, avec des régates hebdomadaires à Williamstown et Geelong. Pour un acheteur entrant sur le marché de l'occasion du Yachting World Diamond, la diversité des types de construction et les nombreuses modifications apportées par les propriétaires sur les bateaux survivants rendent indispensable une expertise minutieuse tenant compte de l'histoire du modèle.
Aménagements sur le marché de l'occasion
Les premiers Diamond en bois et la version d'origine offraient deux couchettes à l'avant avec des matelas gonflables à l'arrière et des aménagements très rudimentaires, mais la version croisière en composite a introduit un rouf avec deux couchettes et deux autres sous le pont arrière surélevé. De nombreux bateaux sur le marché ont été convertis : Dianna disposait d'une cabine à quatre couchettes avec dérive et safran sur tableau arrière avant son extension ultérieure, tandis que Saltash II a gagné une cabine et un cockpit autovideur lors de son refit pour la course au large en 1985. L'acheteur doit confirmer quel aménagement correspond à une coque donnée, car le même nom de classe recouvre des configurations intérieures radicalement différentes. (2)
Équipement et améliorations courantes
Les améliorations documentées sur les différents modèles de Diamond montrent l'éventail des modifications apportées par les propriétaires sur un bateau d'occasion. Les éléments liés à la motorisation et à l'énergie comprennent des moteurs diesel ou hors-bord ajoutés sur des voiliers de régate comme le Bristol I et le Saltash II, ainsi qu'un winch électrique pour la dérive sur le Dianna. Les modifications de manœuvre des voiles incluent l'adoption nationale de doubles trapèzes à partir du milieu des années 1970, des bosses de spinnaker comme celle installée sur l'Eclipse, et une augmentation de la hauteur de gréement sur le Black Diamond. Les travaux de confort et de protection se traduisent par une stratification époxy sur le Black Diamond et un pont en teck posé sur le Dianna. L'acheteur doit vérifier que ces modifications ont été réalisées de manière structurellement saine et adaptées à l'utilisation prévue du bateau. (2)
Ce qu'il faut inspecter
Seules quelques dizaines des 130 versions en bois sont censées avoir survécu, ce qui rend l'origine et l'état du coque en bois primordiaux. La restauration de Saltash II par les frères Wright montre que le contreplaqué des années 1960 commence à se délaminer, et leurs travaux remplacent toutes les peaux de coque par du contreplaqué neuf associé à de l'époxy et un tissu de carbone léger. Sur Dianna, la plaque de quille en acier est de 20 mm avec un lest en plomb relevé par un treuil électrique, et un acheteur doit confirmer l'intégrité de la liaison entre la quille et le lest. Black Diamond avait été stratifié à l'époxy mais l'historique de son état complet est incomplet, de sorte qu'un expert doit évaluer toute coque réparée ou stratifiée pour détecter d'éventuelles pourritures cachées. (1)
Disponibilité et conseils pour l'acheteur
Les YW Diamonds sont considérés comme beaucoup plus populaires en Australie que dans tout autre pays, le premier exemplaire local ayant été construit à Pittwater (Nouveau-Galles du Sud) en 1962 et environ 130 unités construites dans toutes les provinces une décennie plus tard, participant régulièrement aux régates dans toutes les provinces sauf en Australie-Méridionale. Les survivants courent chaque semaine au Royal Yacht Club of Victoria à Williamstown et au Royal Geelong Yacht Club à Geelong, Victoria. (1)
Checklist :
- Confirmer le type de construction (bois, composite, sandwich mousse) et l'origine des éléments en bois encore présents
- Vérifier l'historique des modifications par rapport à l'expertise structurelle (trapèzes, hauteur du gréement, puits de moteur)
- Inspecter les peaux de contreplaqué pour détecter la délamination et les réparations antérieures au niveau de l'époxy ou du carbone
- Contrôler la plaque de quille et la fixation du lest sur les croiseurs équipés d'une dérive
- Adapter l'aménagement des cabines à votre programme de navigation ou de régate avant l'achat