Conception et construction
La coque est en stratifié massif, tout comme le pont, et le tirant d'eau varie entre 2,30 m (7,64 pieds) et 2,42 m (7,94 pieds) selon la charge — un tirant d'eau trop faible pour accéder aux grands ports de plaisance. Le ratio déplacement/longueur (D/L) se situe à 79, ce qui la classe parmi les « ultra-légers de course » de son époque, tandis qu'un ratio longueur/largeur (L/B) de 3,39 et un ratio de confort de 12,0 à 12,6 la placent résolument dans la catégorie des carènes vives et réactives plutôt que dans celle des voiliers de voyage lents et volumineux. Son ratio de risque de chavirage de 2,38 signifie qu'elle n'aurait pas été acceptée pour participer aux régates océaniques selon cette norme, rappelant que ce plan a été conçu pour la croisière côtière et la performance plutôt que pour les exigences minimales du grand large. La surface mouillée de la carène est d'environ 51 m² (548 pieds carrés), et le ratio d'immersion est d'environ 700 kg par pouce (1 561 livres par pouce), ce qui lui permet de réagir rapidement aussi bien à l'augmentation de la charge qu'à la réduction des voiles. (1)
Gréement et comportement
Ce qui distingue le Rainbow 42 sur le papier, c'est son gréement. Il est équipé d'un plan de voilure en sloop fractionné et, selon une analyse, possède plus de voilure que 100 % de tous les voiliers similaires, ce qui indique que le bateau est nettement surtoilé. La surface de voilure pour la grand-voile et le foc totalise 808 pieds carrés, et le ratio surface de voile/déplacement atteint 30,4 avec la voile de référence ISO, pour grimper à 34,9 avec un génois de 135 %. Ce plan de voilure surdimensionné, associé à un déplacement ultra-léger, produit un score de performance de vitesse relative de 97 et un maximum théorique de 8,1 nœuds pour un déplacement-pare-brise. Le gréement courant est généreusement dimensionné : les drisses de grand-voile, de foc et de spinnaker mesurent chacune 133,4 pieds de long avec un diamètre de 1/2 pouce, tandis que les écoutes — foc, génois et écoute de grand-voile — sont en 14 mm, l'écoute de grand-voile seule atteignant 104,2 pieds de long. Un acheteur ou un équipage doit s'attendre à un bateau qui accélère dans la brise modérée et exige un réglage de voiles discipliné plutôt qu'une carène lourde et tolérante. (1)
Aménagements
Les documents d'information disponibles ne fournissent aucun détail sur l'aménagement intérieur, le nombre de couchettes ou les menuiseries, et l'historique du chantier ne propose aucune précision à ce sujet. Ce qui peut être affirmé avec certitude, c'est que son maître-bau de 12,3 pieds et sa longueur de 42 pieds offrent une surface de vie à la croisière très contemporaine, et son ratio de lest de 37 % avec 3 108 livres de plomb dans un bulbe-fin suggère une plateforme raide une fois gîtée. Son ratio de confort proche de 15 confirme qu'il est conçu pour se mouvoir avec la mer plutôt que pour l'étouffer.
Points à surveiller
Le seul bémol d'ordre architectural est le grand tirant d'eau — compris entre 2,30 et 2,40 mètres en charge — qui limitait historiquement ces bateaux aux grandes marinas et excluait de nombreux mouillages peu profonds et ports plus petits. Il s'agit là d'une contrainte inhérente à la configuration bulbe-aileron plutôt que d'un défaut, mais elle a défini les zones de navigation possibles pour la flotte. (1)
Refits et entretien
Les dimensions de ce gréement de référence constituent une base utile pour tout remplacement de cordages ou de manœuvres : des drisses de 133,4 pieds par demi-pouce, des écoutes de 14 mm avec une écoute de grand-voile de 104,2 pieds de long, et des bosses de réglage comme le cunningham et la sangle de rappel de 36 pieds de long. Les propriétaires qui conservent le gréement surdimensionné d'origine doivent planifier l'inventaire de leurs cordages en fonction de ces valeurs plutôt que selon les hypothèses habituelles d'un bateau de 40 pieds.
Le verdict
Le Rainbow 42 est un croiseur-régatier conçu par Harter et construit à Farsø, qui sacrifie le volume et la certification hauturière au profit d'une vitesse fulgurante dans le petit temps et d'une coque ultralégère et réactive. C'est un bateau de spécialistes — rapide, raide à la toile et exigeant d'un équipage qui privilégie la puissance des voiles à celle du moteur — dont le tirant d'eau déterminera sa portée de croisière plus que tout autre contrainte d'aménagement.
Les points forts
- Déplacement ultraléger (DL 79) avec gréement surtoilé pour un potentiel de vitesse élevé
- Quille à bulbe rigide, lestée en plomb, avec un ratio de lest de 37 %
- Dimensions du gréement courant généreuses et bien documentées pour un entretien facile
Les points faibles
- Le grand tirant d'eau (2,32 à 2,41 m) limite l'accès aux ports et aux mouillages
- Le ratio de risque de chavirage de 2,38 exclut l'acceptation pour les courses océaniques





