Conception et construction
Le 16.5 est construit avec une coque et un pont en fibre de verre d'une seule pièce, tous deux blancs, dotés d'un revêtement antidérapant moulé et d'un cockpit autovideur qui témoigne de son programme de bateau de jour. Le modèle dériveur utilise une dérive en composite de fibre de verre et un safran en fibre de verre compensés par une carène stable, tandis que la version quillard porte une quille en plomb coulé à fort allongement, fixée par des boulons de quille en acier inoxydable et un mouillage d'étrave étanche moulé dans les fonds. Catalina proposait une protection contre les bulles de gel-coat sur la coque pendant cinq ans, une garantie remarquable pour un bateau de cette taille. Le choix entre les deux versions de quilles constitue la différence fondamentale : la version quillard est présentée comme idéale pour passer la majeure partie de la saison à l'amarre ou au port, tandis que la variante dériveur sacrifie cette stabilité au profit de la flexibilité du transport sur remorque. (2)
Gréement et comportement
Les deux modèles disposent d'un gréement dormant en acier inoxydable et d'un gréement courant en Dacron sous un mât et une bôme anodisés, avec un gréement de sloop fractionné comprenant une grand-voile et un foc en Dacron blanc, un foc sur enrouleur avec protection UV sur l'artimon et la chute, ainsi qu'un cunningham, un halebas de bôme réglable et un hale-dehors réglable. Le modèle dériveur est salué par le chantier pour son plan de voilure puissant, et les retours des propriétaires confirment son côté pratique : le Capri-16.5 est facile à gréer et à mener. Sur l'eau, un propriétaire a emmené un bateau de 1999 sur le lac Érié dans des vagues de 1,20 à 1,80 m et des vents de 20 à 30 nœuds, le trouvant stable et prévisible — un bon voilier stable qui affronte les conditions difficiles du lac sans encombre.
Aménagements
C'est un pur daysailer sans compromis. Le bateau dispose d'un grand cockpit spacieux et d'un compartiment de rangement à l'avant desservi par une grande baille de stockage, là où s'arrête le confort intérieur. Les propriétaires sont explicites : il n'y a aucune habitabilité, sauf si vous êtes un nain très petit, et la conception ne présente aucun caractère adapté à la navigation au moteur. Ce qu'il offre, c'est une capacité en plein air pour les sorties à la journée en équipage réduit et du rangement pour le matériel, pas des aménagements sous le pont.
Équipement et accastillage standard
L'équipement standard du modèle dériveur comprend des sangles de rappel réglables, une rallonge de barre franche, un hale-dehors réglable et un sac d'écoutes, avec un bout-dehors Barney portant un taquet à came à cliquet pour la manipulation des écoutes. Un œil de mer sur l'étrave pour remorque est installé pour le mise à l'eau, et le système de jupes auto-videuses du cockpit permet de vider l'eau de la pluie ou des embruns sans avoir à pomper manuellement. La combinaison des sangles de rappel et de la rallonge de barre franche montre que le bateau est conçu pour une navigation active en solitaire ou en double plutôt que pour le farniente passif.
Points faibles connus
Les propriétaires de la version dériveur signalent une véritable faiblesse dans les joints du puits de dérive : une quantité d'eau importante s'infiltre à travers le puits car les joints ne fonctionnent pas très bien. Pour aggraver les choses, la dérive ne se rétracte pas facilement complètement dans le puits — il faut vraiment pousser sur l'embase de dérive pour l'enclencher, et si l'on ne le fait pas, quelques centimètres de dérive restent coincés à l'extérieur du fond. Un acheteur ou un propriétaire doit considérer l'étanchéité du puits et le rétraction de la dérive comme les principaux points d'usure de ce modèle.
Le verdict
Le Catalina 16.5 est un voilier de jour conçu pour son programme, qui récompense les adeptes des lacs et des baies abritées grâce à un comportement stable et prévisible, ainsi qu'à un cockpit particulièrement spacieux pour sa longueur. Le modèle à quille convient à une vie de mouillage saisonnier ; le modèle dériveur convient au voyageur sur remorque mais exige une attention particulière portée aux joints du puits de dérive et au recul de la dérive. Ce n'est pas un croiseur et il ne l'a jamais été.
Avantages
- Stable et prévisible dans les vents forts et les vagues du lac selon les retours des propriétaires
- Cockpit spacieux et rangements avant utiles pour un 16 pieds
- Facile à gréer et à naviguer ; léger et facilement transportable sur remorque
- La version quillard offre un puisard de cale étanche et une quille en plomb coulé sur des boulons en inox
Points faibles
- Le puits de dérive laisse passer l'eau lorsque les joints s'usent
- La dérive résiste à un recul complet sans effort
- Aucune aménité et absence de motorisation





