Conception et construction
Alubat a construit l'Ovni 365 en aluminium, et le choix du matériau définit le caractère du bateau. La coque est 65 % aussi solide que l'acier mais un tiers moins lourde, un ratio qui la rend robuste, sinon indestructible, tout en maintenant un déplacement raisonnable pour un voilier de 39 pieds à 8 800 kg. Avec la quille relevée, son tirant d'eau n'est que de 0,77 m, et avec elle descendue à 2,35 m, tandis qu'une longueur hors-tout de 11,94 m, une longueur à la flottaison de 11,44 m et un maître-bau de 3,92 m lui confèrent les dimensions d'un véritable croiseur hauturier qui reste toutefois capable de s'échouer — un véritable atout pour l'exploration lointaine. (1)
Gréement et comportement
La quille relevable et le safran relevable constituent le cœur de la polyvalence du 365, lui permettant de glisser dans les plus petits chenaux pour ensuite s'ouvrir aux traversées océaniques. L'essai de Yachting Monthly présente le bateau comme un voilier capable de traverser les océans sans effort, et ce programme d'expédition à faible tirant d'eau est exactement ce que recherchent ceux qui apprécient les anses et les baies isolées. La capacité à s'échouer doucement étend considérablement la carte des mouillages et des abris en cas de tempête bien au-delà de ce qu'un 38 pieds à quille fixe peut atteindre, et le faible poids de la coque en aluminium par rapport à l'acier facilite à la fois l'échouage et les performances dynamiques sous voiles.
Aménagements et rôle d'expédition
Bien que les sources restent muettes sur l'aménagement intérieur, le programme déclaré du bateau comble ce vide : il s'agit d'un voilier de voyage hauturier conçu pour vivre à bord pendant des semaines ou des mois loin de tout soutien logistique. La présentation classique d'un « yacht d'expédition parfait » et la capacité d'explorer depuis l'Arctique jusqu'aux tropiques impliquent une cabine faite pour être habitée, et non simplement pour y passer le week-end. Un maître-bau de 3,92 m et une LHT de 11,94 m offrent le volume requis par un tel programme, et la coque robuste permet à un propriétaire de traiter le bateau comme un outil plutôt que comme un objet de prestige.
Known Issues
Le seul problème documenté est l'électrolyse, et une mise en garde des propriétaires mérite d'être rappelée : assurez-vous de ne pas être un anode géante. L'aluminium en eau de mer exige un isolement rigoureux des métaux dissemblables et des courants de fuite ; la robustesse du 365 dans d'autres domaines ne doit pas inciter un acheteur à négliger les liaisons électriques, les anodes en zinc et les pratiques de raccordement à terre.
Refits et entretien
L'entretien d'un Ovni 365 repose sur le respect de la carène en aluminium. La quille relevable et le safran nécessitent une attention régulière pour rester libres, et la prudence face à l'électrolyse impose d'isoler correctement tout équipement supplémentaire ajouté. Au-delà de cela, le bateau ne demande pas beaucoup plus à son propriétaire que ce qu'exigent intrinsèquement les caractéristiques d'un croiseur expéditionnel à faible tirant d'eau.
Le verdict
L'Ovni 365 est un voilier d'expédition en aluminium conçu pour le grand large, qui sacrifie un peu de confort intérieur au profit du rayon d'action : il va là où les bateaux à quille fixe ne peuvent pas aller et continue de traverser les océans. Son ratio résistance/poids de coque est véritablement unique, et ses appendices relevables en font un outil de croisière hauturière plutôt qu'une déclaration de style au port.
Les points forts
- Coque en aluminium 65 % aussi solide que l'acier pour un tiers du poids
- Quille relevable et safran relevable offrant un petit tirant d'eau de 0,77 m et la possibilité de s'échouer
- Historique de traversées océaniques et aptitude prouvée à la vie à bord en expédition
Inconvénients
- Le risque d'électrolyse impose un isolement et un boulonnage rigoureux

