Drascombe Dabber — informations, avis, fiche technique

John Watkinson·1970·~900 hulls·Honnor Marine
Drascombe Dabber drawingPlan du chantier
Type de coque
Monocoque · dérive
Gréement
Gréement à bourcet
LOA
15.5' · 4.72 m
Dépl.
550 lbs · 249 kg
Première année
1970

Le Drascombe Dabber est le plus petit bateau de la gamme Drascombe, un yawl de 15 pieds 6 pouces que John Watkinson a développé vers 1970 à partir de son Peterboat à deux pointes de 19 pieds, très rapide, en coupant quatre pieds dans les lignes d'eau et en remplaçant l'arrière en canoë par une ancre de tableau arrière. Honnor Marine, qui construisait déjà le Lugger en fibre de verre, a commandé ce plan et présenté la première coque moulée devant un public lors d'un salon nautique ; la production en série a suivi vers 1972, et plus de 900 unités ont été construites depuis, dont beaucoup exportées à l'étranger. Le bateau reste aujourd'hui produit en Angleterre sous les marques Drascombe Boats et Honnor Marine, cette dernière le commercialisant sous le nom de Devon Dabber.

Mesures

Dimensions 01

Longueur hors tout
15,5 ft
Longueur sur pont
Longueur à la flottaison
14 ft
Largeur
5,83 ft
Tirant d'eau
2,1 ft
Hauteur sous barrots max.
Tirant d'air

Construction et coque 02

Construction
Fibre de verre/bois (composite)
Type de coque
Monocoque
Type de quille
Dérive
Safran
1× —
Lest
Déplacement
550 lbs
Capacité d'eau
Capacité de carburant

Gréement et voiles 03

Type de gréement
Gréement à bourcet
Guindant de grand-voile
Bordure de grand-voile
Hauteur du triangle avant
Base du triangle avant
Longueur d'étai (estimée)
Surface de voile
118 sqft

Calculs 04

Ratio surface de voile/déplacement
28,12
Ratio lest/déplacement
Ratio déplacement/longueur (D/L)
89,48
Ratio de confort
5,61
Ratio de risque de chavirage
2,85
Vitesse de coque
5,01 kn

Conception et construction

Watkinson a ancré le Dabber dans la tradition de la construction à bordé traditionnel, et la coque en composite présente un échantillonnage à jointure à bordé qui cherche à évoquer cette logique structurelle et cet aspect plus anciens. La coque a été lancée sous forme d'une carène en résine polyester de haute qualité, construite selon des normes approuvées par la Ship & Boat Builders’ National Federation, avec des finitions en teck authentiques. Les propriétaires ayant ouvert les premiers bateaux confirment leur durabilité : en 2016, Kent et Audrey Lewis ont restauré un exemplaire de 1978 dont la fibre de verre était saine malgré des décennies de négligence, et le gréement en acier inoxydable de qualité marine ainsi que la barre franche en teck huilé, le safran, les bancs, les listons et le puits de dérive ont tous été salués. Les espars vernis étaient en Douglas d'Écosse sélectionné et la première dérive était en acier doux galvanisé, tous deux signalés en bon état. Une quille longue et droite ainsi qu'un tableau arrière bien en V offrent une barre réactive à basse vitesse, tandis qu'un tableau arrière reculé repousse l'onde de poupe et maintient le petit safran protégé lorsque le bateau gîte à grande vitesse. Le safran est une plaque de safran suspendue en contreplaqué marine artisanal, en bois et accroché au tableau arrière, protégée par un skeg formé par la section arrière de la quille. (1)

Gréement et comportement

Le gréement de yawl divisé du Dabber répartit 118 pieds carrés de surface de voilure sur une grand-voile à bourcet, un foc sur bout-dehors et une annexe sur le bout-dehors arrière ; ensemble, le bout-dehors et le bout-dehors arrière poussent le plan de voilure bien au-delà de la coque pour garder le cockpit dégagé. Le mât principal se dresse facilement et ses extrémités s'emboîtent simplement sous la tension de l'étai et de l'écoute d'artimon, permettant à une seule personne de gréer le bateau en moins d'une demi-heure. Ce plan de voilure modulaire et basse — foc, grand-voile et annexe dans n'importe quelle combinaison — contribue largement à la stabilité du bateau et à son attrait en tant que bateau de jour côtier. Dans la brise, il navigue le mieux sous grand-voile seule ; avec seulement le foc et l'annexe, il est équilibré mais lent, idéal pour des rase-cailloux tranquilles. Un moteur hors-bord court sur embase de 2 à 4 ch se loge dans un puits de moteur à bâbord sur une chaise en bois et lui permet d'atteindre sa vitesse de coque, tandis que la coque de 585 lb et sa longueur à la flottaison de 13 pieds 7 pouces en font un dériveur facile à propulser depuis l'une ou l'autre des deux places de barre.

Aménagements et utilité

Pour un voilier de 15 pieds, le Dabber est véritablement pratique. Le cockpit accueille deux adultes avec de la marge et est conçu pour que une seule main puisse gérer les manœuvres ; le volume du bateau permet d'accueillir quatre personnes, bien que naviguer à cette charge devienne rapidement étroit. Les rangements sont généreux mais pas étanches : un grand coffre de cabine à l'arrière, un espace ouvert sous les bancs latéraux et un volume limité sous les planchers amovibles, avec le bouchon de dalot de cale exposé après le coffre. Une banquette avant amovible ouvre l'accès aux rangements de proue et des bancs latéraux, et une paire de rames de 8 pieds se stockent sur le fond ou sur le pont avant. Il affiche un poids de remorquage d'environ 1 100 lb, tient dans un garage familial et est homologué en catégorie D pour quatre personnes.

Known Issues

Les premiers Dabbers transportaient de la mousse de polystyrène expansé dans la proue, sous les bancs latéraux et à l'arrière pour maintenir le bateau et l'équipage à flot en cas de chavirage, mais pas assez haute pour permettre de se mettre à l'aise. Ce défaut a été corrigé plus tard par l'ajout de flottabilité supplémentaire et une dérive redessinée dont le bras de levage sort du dessus du puits plutôt que de la face avant. Ces premiers puits de dérive laissaient également entrer l'eau, et certains propriétaires y glissaient une éponge ou une serviette pour ralentir l'infiltration. Sur le gréement, le guindeau du foc peut accrocher l'étai au virement de bord ; un manchon en PVC et un hale-bas sur l'étai aident, et certains skipper déplacent l'étai vers l'extrémité du bout-dehors — mais comme le bout-dehors est fragile, sa rupture peut faire tomber le grand-mât avec sa voile. L'œil de remorquage a toujours été un point faible chronique, et la solution après-vente consiste simplement à utiliser un accouplement plus robuste.

Refits et entretien

Le Dabber vieillit bien si le bois est entretenu. Une coque de 1978 ne nécessitait que le remplacement du bois de quille et des patins de bouchain, ces pièces ayant été conçues pour un remplacement facile ; les voiles d'origine en Terylene tanbark et le gréement étaient encore en parfait état. Les améliorations courantes comprennent un foc sur enrouleur, qui remplace l'étai par un câble à l'intérieur du guindant du foc et ajoute un bas-de-bout pour équilibrer le bout-dehors, ainsi qu'une barre franche courbe pour garder la barre libre lors des navigations au moteur. De nombreux propriétaires relèvent également l'écoute de grand-voile sur un chariot de poupe plutôt que sur le poulie de barre traditionnelle.

Le verdict

Le Dabber est un petit croiseur au caractère de bateau de travail : issu de la tradition du gréement à clins, robuste en composite et adaptable à la voile, à l'aviron ou au moteur. Il est assez léger pour être transporté sur remorque et stocké dans un garage, se dresse rapidement et est assez tolérant pour la navigation familiale, tout en ayant déjà traversé la Manche. Les points faibles sont ceux de tout petit bateau ouvert — flottabilité limitée en cas de gîte importante sur les premières coques, mât de perroquet tendre et œil de remorquage faible — tous des défauts bien connus et faciles à corriger à moindre coût.

Les points forts

  • Le Drascombe le plus petit et le plus léger ; facile à transporter sur remorque, à mettre à l'eau et à stocker en garage
  • Coque en composite (GRP) à bordé à clins, prouvée durable depuis des décennies
  • Gréement de yawl modulaire, gréable en solitaire en moins de 30 minutes
  • Navigue sous voiles, à la rame ou au moteur ; le puits de hors-bord permet de garder tout sec

Points faibles

  • Les premières coques manquaient de flottabilité pour permettre un vidage en cas de chavirage
  • Le foc se prend dans l'étai au virement de bord ; la rupture du bout-dehors peut abattre le mât
  • Point d'amarrage de remorquage d'origine fragile
  • Pas de rangement étanche ; bouchon de cale dans un coffre ouvert

Voiliers similaires

11 designs comparables · LOA, déplacement et gréement proches